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DE GAULLE ET L'EUROPE

« Pour organiser l’ Europe, qu’on la prenne donc comme elle est, c’est à dire comme un ensemble formé de peuples très distincts dont chacun a, bien à lui, son corps, son âme, son génie et, par suite, doit avoir ses forces. Renvoyons aux géomètres les plans étranges qui prétendent mêler, à l’intérieur des mêmes unités, les contingents de pays divers pour fabriquer l’armée apatride. Où donc les soldats de cette Babel militaire iraient-ils puiser leur vertu ? Si, pour une coalition, il est nécessaire d’instituer entre Etats, par délégation de tous système unique aux échelons supérieurs du commandement, le principe qui domine tout c’est qu’une armée se bat avant tout pour son pays, sous l’autorité de son gouvernement et sous les ordres de ses chefs. Aucune, je dis aucune, de celle que doit fournir l’Europe ne saurait être ni bâtie, ni employée, autrement ».

Charles de Gaulle, discours prononcé à Nîmes, 7 janvier 1951.

 


« Y a-t-il une France, une Allemagne, une Italie, une Hollande, une Belgique, un Luxembourg, qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que cela leur serait recommandé par d’autres ? Est-ce que le peuple français, le peuple allemand, le peuple italien, le peuple hollandais, le peuple belge, le peuple luxembourgeois, songeraient à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers, dès lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ? Ce n’est pas vrai ! Il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité étrangère puisse contraindre des nations récalcitrantes. Il est vrai que, dans cette Europe «intégrée» comme on dit, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Cela simplifierait beaucoup les choses. En effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait pas de politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six états, on s’abstiendrait d’en faire… »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, le 15 mai 1962.

 


« Pas d’ union européenne, disaient-ils, sinon par une intégration à direction supranationale ! Pas d’union européenne, si l’Angleterre n’en fait pas partie ! Pas d’union européenne, sauf à incorporer dans une communauté atlantique ! » Pourtant, il est clair qu’aucun des peuples n’admettrait de confier son destin à un aréopage principalement composé d’étrangers. De toute façon, c’est vrai pour la France. Il est clair également, que l’Angleterre, grande nation et grand état, l’accepterait moins que quiconque. Il est clair enfin, que, fondre dans une politique multilatérale atlantique le position de l’Europe, ce serait en sorte qu’elle-même n’en ait aucune et, dès lors, on ne voit pas pourquoi elle en viendrait à se confédérer. »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, 31 janvier 1964.

 


« On peut faire des discours sur l’Europe supranationale. Ce n’est pas difficile: il est facile d’être un jean-foutre »

Charles de Gaulle Réception à l’Elysée, 10 juin 1965

 


« La France savait aussi bien que quiconque, en tout cas beaucoup mieux que ceux qui ne sont pas européens, qu’il ne peut y avoir d’Europe qu’en vertu des ses nations, que, de par la nature et l’histoire, notre continent est tel que la fusion n’y est que confusion, à moins qu’elle ne soit l’oppression, qu’on n’est pas un européen si l’on est un apatride, que, par exemple, Chateaubriand, Goethe, Byron, Tolstoï pour ne parler que des romantiques n’auraient rien valu du tout en volapük ou en espéranto, mais qu’ils sont toujours de grand écrivains de l’Europe parce que chacun d’eux s’inspira du génie de son pays. »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue à l’Hôtel Continental, 12 novembre 1953.

 


« Dante, Goethe, Chateaubriand, appartiennent à toute l’Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement italien, allemand et français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé, écrit en quelque « espéranto » ou « volapük » intégré… »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au Palais de l’Elysée, 15 mai 1962.

 


« Chaque peuple est différent des autres, avec sa personnalité incomparable, inaltérable, irréductible. Si vous voulez que des nations s’unissent, ne cherchez pas à les intégrer comme on intègre des marrons dans une purée de marrons. »

« C'est en vertu de cette destination de l’Europe qu’y régnèrent les empereurs romains, que Charlemagne, Charles Quint, Napoléon, tentèrent de la rassembler, qu’Hitler prétendit lui imposer son écrasante domination. Comment, pourtant, ne pas observer qu’aucun de ces fédérateurs n’obtient des pays soumis qu’ils renoncent à être eux-mêmes ? Au contraire, l’arbitraire centralisation provoquera toujours, par chocs en retour, la virulence des nationalités. Je crois donc qu’à présent, non plus qu’à d’autres époques, l’union de l’Europe ne saurait être la fusion des peuples, mais qu’elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement. »

Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 181

 


« Pour pouvoir aboutir à des solutions valables, il faut tenir compte de la réalité. La politique n’est rien d’autre que l’art des réalités. Or, la réalité, c’est qu’actuellement, l’Europe se compose de nations. C’est à partir de ces nations qu’il faut organiser l’Europe et, s’il y a lieu, de la défendre. Au lieu d’une fusion intolérable et impraticable, pratiquons l’association. En poursuivant des chimères, on a déjà perdu des années. »

Charles de Gaulle, conférences de presse tenue à l’Hôtel Continental, 25 février 1953.

 


« Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « l’Europe ! », « l’Europe ! », « l’Europe ! » mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. Je répète: il faut prendre les choses comme elles sont. (…)
Alors vous en avez qui crient: « Mais l’Europe, l’Europe supranationale ! Il n’y a qu’à mettre tout cela ensemble, il n’y a qu’à fondre tout cela ensemble, les français avec les allemands, les italiens avec les anglais, etc. » Oui, vous savez, c’est commode et quelques fois c’est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes mais ce ne sont que des chimères et des mythes; Mais il y a les réalités, et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d’elles-mêmes. »

Charles de Gaulle, deuxième entretien radiodiffusé et télévisé avec Michel Droit, 14 décembre 1965.

 


(…) Or on sait, Dieu sait si on le sait ! Qu’il y a une conception différente au sujet d’une fédération européenne dans laquelle, suivant les rêves de ceux qui l’ont conçue, les pays perdrait leur personnalité nationale, et où, faute d’un fédérateur, tel qu’à l’Ouest tentèrent de l’être - chacun d’ailleurs à sa façon - César et ses successeurs, Charlemagne, Othon, Charles Quint, Napoléon, Hitler, et tel qu’à l’Est s’y essaya Staline, ils seraient régis par quelque aréopage technocratique, apatride et irresponsable. On sait aussi que la France oppose à ce projet contraire à toute réalité le plan d’une coopération organisée des états évoluant, sans doute, vers une confédération. Seul, il pourrait permettre un jour l’adhésion de pays tels que l’Angleterre ou l’Espagne qui, comme le nôtre, ne saurait accepter de perdre leur souveraineté. Seul, il rendrait concevable dans l’avenir l’entente de l’Europe tout entière. »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au Palais de l’Elysée, 9 septembre 1965.

 


« Eh quoi ? Ces deux peuples se battent depuis plus de vingt siècles; l’Allemagne est sans relâche en proie à l’instinct de domination, hier encore il s’en est fallu de bien peu pour qu’elle ne tuât la France ! Rien n’est plus simple que d’arranger cela. Mélangeons cette France et cette Allemagne ! En particulier puisque la France victorieuse a une armée et que l’Allemagne vaincue n’en a pas, supprimons l’armée française ! Créons ensuite une armée apatride faite de français et d’allemands…

Charles de Gaulle, conférence de presse, novembre 1953.

 


« L’essentiel pour jouer un rôle international c’est d’exister par soi même, en soi même chez soi ».

Charles de Gaulle, 1959.

 


« Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatible avec les droits et les devoirs de la république. »

Charles de Gaulle, 1963.

 

Après tant de leçons, on pourrait penser que, la guerre finie, les milieux qui prétendent conduire l’opinion se montreraient moins disposés à la subordination. Il n’en n’est rien. Au contraire! Pour l’école dirigeante de chaque parti politique, l’effacement de notre pays est devenu une doctrine établie et affichée. Tandis que du côté communiste, il est de règle que Moscou a toujours raison, toutes les anciennes formations professent le « supranational », autrement dit la soumission de la France à une loi qui ne serait pas la sienne. De là, l’adhésion à « l’Europe » vue comme une construction dans laquelle des technocrates formant un « exécutif » et des parlementaires s’investissant du législatif -la grande majorité des uns et des autres étant formée d’étrangers - auraient qualité pour régler le sort du peuple français. De là, aussi, la passion pour l'organisation atlantique qui mettrait la sécurité, par conséquent la politique, de notre pays à la discrétion d'un autre. De là, encore, l'empressement à subordonner les actes de nos pouvoirs publics à l'agrément d'institutions internationales où, sous les apparences de délibérations collectives, s'exerce en toutes matières, politiques, militaires, économiques, techniques, monétaires, l'autorité suprême du protecteur et où nos représentants, sans jamais dire: "nous voulons", ne feraient que "plaider le dossier de la France". De là, enfin, l’incessante irritation provoquée dans le gent partisane par l’action que je vais mener au nom d’une nation indépendante.

Mais, en revenche, les soutiens ne me manqueront pas. Sentimentalement, j'aurai celui de notre peuple qui, sans être aucunement porté à l'outrecuidance, tient à garder sa personnalité, d'autant plus qu'il a failli la perdre et qu'il constate que, partout, les autres affirment ardemment la leur, qu'il s'agisse de souveraineté, de langue, de culture, de production, voir de sport.

Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 179 - 180.



Walter Hallstein est le président de la commission. Il épouse ardemment la thèse du super-état et emploie toute son habile activité à obtenir que la communauté en prenne le caractère et la figure. De Bruxelles, où il réside, il a fait comme sa capitale. Il est revêtu des aspects de la souveraineté, dirigeant ses collègues entre lesquels il répartit les attributions, disposant de plusieurs milliers de fonctionnaires qui sont nommés, affectés, promus, rétribués, en vertu de ses décisions, recevant les lettres de créance d'ambassadeurs étrangers, prétendant aux grands honneurs lors de ses visites officielles, soucieux, d'ailleurs, de faire progresser l'assemblage des six dont il croit que la force des choses fera ce qu'il imagine.

Cette divergence capitale entre la façon dont la commission de Bruxelles conçoit son rôle et le fait que mon gouvernement, tout en attendant d'elle des études et des avis, subordonne les mesures importantes à la décision des Etats, entretient un désaccord latent. Mais comme le traité spécifie qu'au cours du démarrage rien ne vaut sans l'unanimité, il suffit de tenir la main à ce qu'il soit appliqué pour qu'on ne puisse passer outre la souveraineté française. J'y veille avec soin.

La bataille est longue et dure. Nos partenaires, qui voudraient beaucoup que nous n'ayons pas changé de République, comptent en effet que, cette fois encore, nous nous laisserons aller à sacrifier notre cause à l"intégration européenne", comme cela avait eu lieu successivement pour la C.E.CA. où tous les avantages étaient, à nos frais, attribués à d'autres...


Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 195 - 197


De toute façon et comme c'était à prévoir, on vérifie que, pour aller à l'union de l'Europe, les états sont les seules éléments valables, que si l'intérêt national est en cause rien ni personne ne doit pouvoir leur forcer la main et qu'aucune voie ne mène nulle part sinon celle de leur coopération.

Ce qui à cet égard, est vrai dans l'ordre économique est évident dans la politique. Il n'y a là, d'ailleurs, rien qui ne soit naturel. A quelle profondeur d'illusion ou de parti pris faudrait-il plonger, en effet, pour croire que des nations européennes, forgées au long des siècles par des efforts et des douleurs sans nombre, ayant chacune sa géographie, son histoire, sa langue, ses traditions, ses institutions, pourraient cesser d'être elles-mêmes et n'en plus former qu'une seule ? A quelles vues sommaires répond la comparaison, souvent brandie par des naïfs, entre ce que l'Europe devrait faire et ce qu'ont fait les Etats-Unis, alors que ceux-ci furent créés, eux, à partir de rien, sur une terre toute nouvelle, par des flots successifs de colons déracinés ? Pour les six, en particulier, comment imaginer que leurs buts extérieurs leur deviennent soudain communs, alors que leur origine, leur situation, leur ambition sont très différentes ?



Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 200-201


« Du moment...que Vichy...acceptait d'asservir l'Etat à un Etat ennemi, il perdait toute qualité pour représenter et diriger la France, car, pour une grande nation, il n'y a pas de légitimité en dehors de l'indépendance. »

Charles de Gaulle, discours prononcé à Bordeaux le 15 mai 1947, in Discours et Messages, t. 2, p.76.

 


"La dégradation de l'Etat entraîne infailliblement l'éloignement des peuples associés, le trouble de l'armée au combat, la dislocation nationale, la perte de l'indépendance..."

Charles de Gaulle, déclaration du 15 mai 1958, in Discours et Messages, t. 3, p.3.

 


"On a préféré un truc, un organisme bizarre, l'intégration, plutôt qu'une entente entre les nations. Depuis, le Marché commun est entre le zist et le zest."

Charles de Gaulle, Palais de l'Elysée, le 30 décembre 1961.

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La parole est à vous

Mardi 16 mai 2006

Le gaullisme n’est pas mort, j’en veux pour preuve l’existence d’un mouvement jeune au sein de Debout la république qui ne cesse de croître. Ces jeunes gaullistes sont pleins d’idées neuves pour rénover la Vème République et renouer avec l’idéal républicain, le contrat social.

Voici quelques idées pour restaurer l’esprit de la Vème république et instaurer une vraie démocratie populaire suivies de quelques propositions politiques pour que le peuple s’élève et résiste face une mondialisation de plus en plus prenante.


Tout d’abord une justice équilibrée :

- Election des procureurs sur proposition du ministère de la justice.

- Élection des commissaires sur proposition du préfet (avec une loi précisant le niveau requis pour se présenter).

- Responsabilité des commissaires et procureur devant la cour d'appel de leur ressort.

- Conseil d'instruction pour aider et encadrer le juge d'instruction ce conseil se compose d'un jury populaire et d'élus, avocats, profs de droit.

- Fusion du conseil d'état, de la cour de cassation et du conseil constitutionnel (cour suprême nationale) ; cette cour examinerait les recours devant la CJCE et la CEDH elle jugerait de la recevabilité de ces recours.


Ensuite la constitution et les institutions politiques :

- Suppression du département "politique" et faire siéger les conseillers généraux dans les intercommunalités. Donner à ces dernières les mêmes prérogatives qu’au département. Cela renforcerait la démocratie locale et supprimerait un échelon dans la vie politique française. Mise en place de coopération entre collectivités locales et l’Etat par le biais du préfet de département. Suppression du financement des langues régionales par les régions, remplacé par des labels terroir pour la gastronomie locale et des aides aux agriculteurs.

- Constitution: davantage de démocratie directe (referendum d'initiative populaire, responsabilité du chef de l'état engagée devant le peuple s’il vote non au referendum).

- Restaurer l'esprit de la Vème république: parlement rationalisé, chef de l'état fort et au-dessus des partis, rétablir le septennat.


Enfin quelques mesures économiques et sociales :

- Hausse des salaires de la fonction publique et hausse du SMIC en contre partie suppression des avantages des fonctionnaires, baisse des charges dans les entreprises.

- Facilité l'achat de logement

- Crédit d'impôt a ceux qui hébergent étudiant, vieux a faible revenu ou gens précaire

- Garantir la formation continue quelques soit le contrat de travail

- Un contrat sécurisant sur modèle du CDI et un contrat flexible pour l'apprentissage.

- Mettre en place une vraie participation (participation aux décisions, démocratie dans l’entreprise et participation au capital financier donc protection contre les investissements étrangers et les délocalisations). Voila ce que serait un vrai patriotisme économique associé à la TVA sociale (pour compenser la baisse des charges et favoriser la consommation des produits nationaux) et au principe de préférence communautaire.

-Baisse TVA sur les produits de premières nécessités et sur produits écologiques ainsi que dans la restauration et le bâtiment.

- Commerce équitable, la France doit être pionnière dans ce domaine ainsi que dans le développement durable.

- Gestion rationnelle de l'immigration: contrôle a priori de celle ci par les ambassades qui recevraient des prérogatives qu'on les préfectures a ce niveau et assureraient le retour des clandestins en contre partie fin de toute forme de discrimination.

- Mise en place d’un centre national de caution qui se porterait garant pour les prêts étudiants, suppression des bourses non liées au mérite. Ce centre se porterait garant pour que les ménages a faible revenu accèdent à la propriété et pour que les jeunes ayants un emplois précaires puissent s’installer indépendamment de leur famille.

- Ouvrir le monde de l’enseignement supérieur sur celui de l’entreprise. Favoriser le mécénat privé pour financer la recherche (crédit d’impôt sur ISF ou sur l’impôt en société) en parallèle d’un effort national pour la recherche ? Créer un vrai statut de l’apprenti, de l’étudiant stagiaire et du chômeur en reconversion assimilé au statut d’étudiant et donnant accès aux mêmes avantages.



L’Europe attendra un peu…. Priorité à la France !!!

BARTLET Sébastien



On peut bien évidemment ne pas être d'accord avec certaines des idées de ce jeune gaulliste (un jeune gaulliste que j'apprécie beaucoup pour ma part).

Vous pouvez débattre de cela en mettant vos commentaires.

Sébastien NANTZ

Par Sébastien NANTZ
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Lundi 17 juillet 2006

Mes chers Compagnons,

Sans doute certains d'entre vous ont été surpris par la récente offensive de charme de Nicolas SARKOZY en direction des gaullistes : célébration vibrante de l'Appel du 18 juin, discours vernis d'intentions républicaines et sociales, lyrisme patriotique...

Une véritable opération séduction destinée à retourner toutes celles et tous ceux qui ont voté Non le 29 mai, toutes celles et tous ceux pour qui la « certaine idée de la France » du Général conserve comme jamais son sens.
Ce nouveau positionnement tranche avec les déclarations répétées en faveur du droit de vote des étrangers, de la « discrimination positive » faisant le lit d'un communautarisme férocement antirépublicain, ou du fédéralisme européen. Difficile, donc, de se laisser abuser par ces audaces verbales soigneusement millimétrées, qui en rappellent étrangement d'autres... Après la « fracture sociale » en 1995 et « la France en grand » en 2002 brandies par Jacques CHIRAC, voici donc venu le temps pour Nicolas SARKOZY de s'essayer aux slogans patriotiques.


Mes chers Compagnons, ne nous laissons pas tromper une nouvelle fois par des discours calculés et sans lendemain. Ne laissons pas une fois de plus l'idéal gaulliste instrumentalisé et finalement trahi !
Etre gaulliste, c'est croire en la « France éternelle », libre et fidèle à elle-même, et non pas la brader avec une Constitution européenne qui détricote sa souveraineté avec la généralisation de la majorité
qualifiée.
Etre gaulliste, c'est un état d'esprit, un esprit de résistance, une certaine idée du peuple, de la France, de l'Homme et de la République. C'est une rigueur morale qui veut que l'on joigne le geste à la parole en ayant le courage de respecter ses engagements.
Etre gaulliste, c'est respecter le peuple, lui donner la parole et l'écouter. Peut-il y avoir une entorse plus grave à la décision souveraine des Français que de demander le vote du cœur de la Constitution européenne par voie parlementaire après 2007 ?


Etre gaulliste, c'est aussi croire à l'unité de la République, à l'égalité des chances et des territoires. Le Président de l'UMP est-il gaulliste lorsqu'il soumet à référendum un projet qui détricote l'unité de la
République et la cohésion nationale en Corse - projet légitimement refusé par les Corses eux-mêmes ?
Etre gaulliste, c'est vouloir donner la parole au peuple. Il est assez curieux que Nicolas SARKOZY n'ait pas dit un mot sur la place du référendum dans notre République lors de la présentation de ses réformes institutionnelles.


Etre gaulliste, c'est enfin croire à une certaine idée de l'Homme, c'est construire un projet économique et social qui le mette au coeur de tous les enjeux. Le Président de l'UMP a-t-il déjà agi ou même émis
des propositions pour réguler une mondialisation à visage inhumain, une mondialisation des délocalisations et du nivellement par le bas ?
Au-delà des effets de tribune et des stratégies de communication, il y a un minimum de cohérence entre les actes et les paroles qui s'impose.

A l'évidence, le candidat de l'UMP ne s'embarrasse pas de telles considérations ! C'est la raison pour laquelle tous les gaullistes de coeur et de conviction doivent se rassembler derrière la candidature de Nicolas DUPONT-AIGNAN, la seule qui fera vivre notre idéal en 2007 et bousculera le débat verrouillé que nous préparent les candidats de la pensée unique.

Jean-Pierre ENJALBERT, Secrétaire général de DLR

Par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET
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Lundi 17 juillet 2006

Depuis le 18 juin dernier, Nicolas Sarkozy tente de se faire passer pour un héritier du Général de Gaulle.

Certes Mr Sarkozy est parvenu à faire de brillants discours à Agen et Nîmes, avec il est vrai des relents de gaullisme et en ayant dans ces bagages des députés de souche gaulliste tel Jacques MYARD qui fut un grand combattant contre la constitution Européenne.

Mais au lieu de s’attarder sur ses déclaration soudaines, mieux vaut regarder l’ensemble de ses déclarations ainsi que ses réalisations.

_ Nicolas Sarkozy s’est battu pour la constitution Européenne en opposition frontale avec les gaullistes historique(Pierre Messmer, Jean MATTEOLI, etc…), et les écrits du général de Gaulle que vous pouvez trouver sur ce site.
_ Nicolas Sarkozy propose de faire voter de nouveau la constitution européenne par le parlement. Sans aucun respect du vote référendaire des Français.
_ Nicolas Sarkozy est favorable à l’entrée de la Turquie au sein de l’Union Européenne. En opposition avec son propre parti.
_ Nicolas Sarkozy est le chantre de la discrimination positive, ce qui est en total désaccord avec les principes même de la république.
_ Nicolas Sarkozy propose de faire voter les étrangers aux élections locales.
_ Nicolas Sarkozy désire modifier les institutions de la Véme République, en mettant sur la touche le principe du référendum.
_ Nicolas Sarkozy est également atlantiste, il déclarait le 27 novembre 2004 : qu’il désapprouvait la position de la France sur l’Irak, au moins dans la manière dont elle fut défendue.
_ Et toujours ce 27 novembre 2004 il déclarait « de nouvelles idées, de nouvelles équipes, et de nouvelles méthodes ». Il n’hésite d’ailleurs pas à enterrer une bonne fois pour toutes le gaullisme, en assurant qu’on ne « fait pas la politique pour la France de dans vingt ans avec les idées d’il y a cinquante ans ».

Tout cela est bien réel et vérifiable, comment alors oser se prétendre être gaulliste lorsque l’on passe son temps à détruire par son action ou par ses déclarations, la certaine idée de la France et de l’homme qu’a toujours défendu le général de GAULLE.

 

Jean-Pierre ROMBEAUT

Par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET
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Mercredi 24 janvier 2007

En se déclarant favorable à la souveraineté du Québec, Ségolène
Royal vient de repousser encore les bornes de la tartufferie et de la
manipulation politique. Faut-il rappeler que la candidate provisoire
(1) du Parti socialiste n'avait, au printemps 2005, pas de mots assez
durs pour flétrir les militants du Non au projet de constitution
européenne, c'est à dire les défenseurs de la République et donc de la
souveraineté française, populaire et nationale. ? Elle les accusait de
collusion avec l'extrême droite et annonçait la "décadence" de la France
en cas de victoire du Non. Un Non qu'elle combat encore et sur lequel
elle veut revenir en proposant un nouveau référendum !

Apôtre invariable et méprisant de la supranationalité, de l'Europe
fédérale des länder, la voici donc tout à coup, en apparence convertie à
l'indépendance des cousins de la Belle Province, tout en restant opposée
à celle de la France. Quel conseiller lui a-t-il suggéré ce soudain
sursaut de "patriotisme allogène" ? Et dans quel but ? Exister sur la
scène internationale ou tenter, ridiculement, de séduire quelques
nostalgiques du général ? Charles de Gaulle, pouvait se permettre de
lancer un "Vive le Québec libre !" qui se voulait avant tout un pied de
nez narquois aux anglo-saxons. Ses états de service l'y autorisaient et
il était sinçère. En sa qualité de néo-munichoise, européiste et
atlantiste, Mme Royal n'a aucune légitimité ni qualification pour le
faire. Plagier de Gaulle dans son cas, relève de la mystification. Cela
démontre une fois encore, après la démagogie de Nicolas Sarkozy
invoquant à Versailles, Guy Moquet, Jaurès ou Jean Moulin, que le couple
des candidats choisis par les milieux atlantistes du totalitarisme
européen fédéraliste, utilise méthodiquement le mensonge et la
falsification, comme arme politique afin de duper le peuple.



*(1) Les bourdes et incartades de l'investie social démocrate,
l'inconsistance de son discours, ses intolérances et sa psycho-rigidité,
navrent de si nombreux militants socialistes que certains souhaitent
aujourd'hui ouvertement qu'elle cède la place...

 

Claude BEAULIEU
Comité Valmy

Par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET
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Mardi 30 janvier 2007

Intervention du 28 janvier 2007
Banquet républicain pour la campagne de NDA
(Gymnase Japy – Paris 11ème)


Mes amis,

Je voudrais avec vous dénoncer une imposture. J’entends, dans cette campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy citer de Gaulle. Et je vois certains autour de lui, les uns ambitieux, les autres amnésiques ou aveugles, croire à cette imposture. Qu’on m’explique comment, celui-là même qui fustige l’arrogance française en politique étrangère, celui-là même qui approuva avec enthousiasme la Constitution européenne et souhaite son retour, celui-là même qui défend la privatisation d’EDF-GDF, qui nous promet la discrimination positive et la modification de la loi de 1905, peut aujourd’hui sans scrupule convoquer les mannes du Général et se revendiquer de son héritage? Les discours, aussi lyriques et bien intentionnés qu’ils soient, n’engagent que ceux qui les croient ! Les mots sont une chose, et ce n’est pas la première fois qu’on les trahirait, mais les actes en sont une autre. Oui, il y a des vrais, et il y a des faux gaullistes !

Le gaullisme, ce n’est pas le libéralisme ! Le gaullisme, ce n’est pas le communautarisme ! Le gaullisme, ce n’est pas l’européisme ! Le gaullisme, ce n’est pas l’atlantisme ! A lire Edouard Balladur et d’autres, le gaullisme pourrait se réduire à un simple pragmatisme ! Allons, qui peut croire cette blague ? De Gaulle était certes pragmatique mais il était surtout patriote, il était surtout républicain ! Le gaullisme, c’est une philosophie de l’action au service de grands principes : la souveraineté nationale, l’autorité de l’Etat, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le gaullisme, c’est encore le souci de l’Homme et de la justice sociale. Bref, le gaullisme, c’est la grande synthèse nationale, c’est tenir ensemble les deux fondements de la politique française : l’indépendance nationale et la justice sociale ! Ainsi le gaullisme n’est-il ni conservateur ni progressiste, il est les deux à la fois ! Fidèle à la tradition et soucieux de modernité, attaché à l’ordre mais ouvert au mouvement !
Nicolas Dupont-Aignan est aujourd’hui le véritable candidat gaulliste ; il n’y en a pas d’autres. Faut-il être peu conséquent ou bassement intéressé, faut-il avoir si peu de scrupules pour renier ses convictions et soutenir aujourd’hui Nicolas Sarkozy et non pas Nicolas Dupont-Aignan !

En rompant avec l’UMP, Nicolas Dupont-Aignan a fait la démonstration de son courage et de sa cohérence politiques. Là est la véritable rupture ! Certes, la bataille électorale sera rude, mais on gagne toujours à rester fidèle à ses convictions profondes. C’est là la leçon du général de Gaulle. « Se hisser sur les sommets, écrivait-il, et ne plus jamais les quitter. » Oui, cher Nicolas, tu as le courage de marcher sur cette ligne de crête. Pour cela, les Français te reconnaîtront et là-haut nous marcherons avec toi.

Elire un président de la République, ce n’est pas investir un Chef de parti ! C’est reconnaître l’Homme de la Nation, celui qui, au-delà des querelles partisanes, bousculant le clivage gauche-droite, voit l’essentiel et rassemble les Français sur la France ! Il n’y pas un peuple de gauche, il n’y a pas un peuple de droite : il y a un peuple français qui veut aller de l’avant et continuer à espérer en l’avenir, pour son pays et pour ses enfants ! Nicolas Dupont-Aignan peut aujourd’hui construire ce rassemblement !

Enfin, si élire un Président de la République, ce n’est pas élire une simple icône, maîtresse en gaffes, bévues et boulettes, ce n’est pas non plus élire un Super-premier Ministre, fût-il hyperactif ! La fonction présidentielle, telle que l’a voulue le Général, est celle d’un arbitre national, « monarque républicain » diront certains, qui fixe le cap et ouvre des perspectives, en s’appuyant toujours sur le peuple, et ne craint pas, le cas échéant, de tirer les conséquences politiques d’un désaveu populaire, car la légitimité et l’autorité ne vont jamais longtemps sans la responsabilité. C’est cette place et ce rôle de Chef de l’Etat que Nicolas Dupont-Aignan peut incarner face aux autres candidats, en tête desquels Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qui veulent affaiblir la fonction présidentielle et préparent déjà le retour aux errements d’un parlementarisme effréné.

C’est donc fort simple, mes amis. Ces raisons sont suffisantes. Je soutiens Nicolas Dupont-Aignan, le Cercle Jeune France que je préside et la revue Libres que je dirige, soutiennent Nicolas Dupont-Aignan, mes amis de L’Union Gaulliste que je salue ici, soutiennent Nicolas Dupont-Aignan !

J’appelle toutes les associations et mouvements que je côtoie depuis plusieurs années, qu’il se définissent comme gaullistes, comme républicains, ou autrement, et qui sont tous patriotes, de droite comme de gauche, à faire de même. Pour quel motif, au nom de quel faux prétexte, pourrait-on aujourd’hui hésiter ? Ce serait faire preuve d’une grande inconséquence politique et d’un grave manquement à la France. Aidons Nicolas Dupont-Aignan à être candidat, aidons-le à obtenir les parrainages nécessaires, tractons, affichons, portons sa voix dans cette campagne, et au-delà des présidentielles, aidons-le à construire enfin ce vaste rassemblement des patriotes et des républicains. Mes amis, le combat, c’est maintenant !

 

Raphael DARGENT

Président du Cercle Jeune France

Directeur et rédacteur de la revue "Libres"

Par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET
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