Imposture

Publié le par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET

Intervention du 28 janvier 2007
Banquet républicain pour la campagne de NDA
(Gymnase Japy – Paris 11ème)


Mes amis,

Je voudrais avec vous dénoncer une imposture. J’entends, dans cette campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy citer de Gaulle. Et je vois certains autour de lui, les uns ambitieux, les autres amnésiques ou aveugles, croire à cette imposture. Qu’on m’explique comment, celui-là même qui fustige l’arrogance française en politique étrangère, celui-là même qui approuva avec enthousiasme la Constitution européenne et souhaite son retour, celui-là même qui défend la privatisation d’EDF-GDF, qui nous promet la discrimination positive et la modification de la loi de 1905, peut aujourd’hui sans scrupule convoquer les mannes du Général et se revendiquer de son héritage? Les discours, aussi lyriques et bien intentionnés qu’ils soient, n’engagent que ceux qui les croient ! Les mots sont une chose, et ce n’est pas la première fois qu’on les trahirait, mais les actes en sont une autre. Oui, il y a des vrais, et il y a des faux gaullistes !

Le gaullisme, ce n’est pas le libéralisme ! Le gaullisme, ce n’est pas le communautarisme ! Le gaullisme, ce n’est pas l’européisme ! Le gaullisme, ce n’est pas l’atlantisme ! A lire Edouard Balladur et d’autres, le gaullisme pourrait se réduire à un simple pragmatisme ! Allons, qui peut croire cette blague ? De Gaulle était certes pragmatique mais il était surtout patriote, il était surtout républicain ! Le gaullisme, c’est une philosophie de l’action au service de grands principes : la souveraineté nationale, l’autorité de l’Etat, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le gaullisme, c’est encore le souci de l’Homme et de la justice sociale. Bref, le gaullisme, c’est la grande synthèse nationale, c’est tenir ensemble les deux fondements de la politique française : l’indépendance nationale et la justice sociale ! Ainsi le gaullisme n’est-il ni conservateur ni progressiste, il est les deux à la fois ! Fidèle à la tradition et soucieux de modernité, attaché à l’ordre mais ouvert au mouvement !
Nicolas Dupont-Aignan est aujourd’hui le véritable candidat gaulliste ; il n’y en a pas d’autres. Faut-il être peu conséquent ou bassement intéressé, faut-il avoir si peu de scrupules pour renier ses convictions et soutenir aujourd’hui Nicolas Sarkozy et non pas Nicolas Dupont-Aignan !

En rompant avec l’UMP, Nicolas Dupont-Aignan a fait la démonstration de son courage et de sa cohérence politiques. Là est la véritable rupture ! Certes, la bataille électorale sera rude, mais on gagne toujours à rester fidèle à ses convictions profondes. C’est là la leçon du général de Gaulle. « Se hisser sur les sommets, écrivait-il, et ne plus jamais les quitter. » Oui, cher Nicolas, tu as le courage de marcher sur cette ligne de crête. Pour cela, les Français te reconnaîtront et là-haut nous marcherons avec toi.

Elire un président de la République, ce n’est pas investir un Chef de parti ! C’est reconnaître l’Homme de la Nation, celui qui, au-delà des querelles partisanes, bousculant le clivage gauche-droite, voit l’essentiel et rassemble les Français sur la France ! Il n’y pas un peuple de gauche, il n’y a pas un peuple de droite : il y a un peuple français qui veut aller de l’avant et continuer à espérer en l’avenir, pour son pays et pour ses enfants ! Nicolas Dupont-Aignan peut aujourd’hui construire ce rassemblement !

Enfin, si élire un Président de la République, ce n’est pas élire une simple icône, maîtresse en gaffes, bévues et boulettes, ce n’est pas non plus élire un Super-premier Ministre, fût-il hyperactif ! La fonction présidentielle, telle que l’a voulue le Général, est celle d’un arbitre national, « monarque républicain » diront certains, qui fixe le cap et ouvre des perspectives, en s’appuyant toujours sur le peuple, et ne craint pas, le cas échéant, de tirer les conséquences politiques d’un désaveu populaire, car la légitimité et l’autorité ne vont jamais longtemps sans la responsabilité. C’est cette place et ce rôle de Chef de l’Etat que Nicolas Dupont-Aignan peut incarner face aux autres candidats, en tête desquels Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qui veulent affaiblir la fonction présidentielle et préparent déjà le retour aux errements d’un parlementarisme effréné.

C’est donc fort simple, mes amis. Ces raisons sont suffisantes. Je soutiens Nicolas Dupont-Aignan, le Cercle Jeune France que je préside et la revue Libres que je dirige, soutiennent Nicolas Dupont-Aignan, mes amis de L’Union Gaulliste que je salue ici, soutiennent Nicolas Dupont-Aignan !

J’appelle toutes les associations et mouvements que je côtoie depuis plusieurs années, qu’il se définissent comme gaullistes, comme républicains, ou autrement, et qui sont tous patriotes, de droite comme de gauche, à faire de même. Pour quel motif, au nom de quel faux prétexte, pourrait-on aujourd’hui hésiter ? Ce serait faire preuve d’une grande inconséquence politique et d’un grave manquement à la France. Aidons Nicolas Dupont-Aignan à être candidat, aidons-le à obtenir les parrainages nécessaires, tractons, affichons, portons sa voix dans cette campagne, et au-delà des présidentielles, aidons-le à construire enfin ce vaste rassemblement des patriotes et des républicains. Mes amis, le combat, c’est maintenant !

 

Raphael DARGENT

Président du Cercle Jeune France

Directeur et rédacteur de la revue "Libres"

Publié dans La parole est à vous

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juju009 20/03/2007 20:42

je souis tout a fait d'accord avec vous............amicalementUn futur adhérent de dlr

alain KERHEREVE 04/02/2007 16:10

Contre de Gaulle, contre le gaullisme, l
'
UMP remet le couvert…
 


 

Pierre Lequiller, secrétaire national UMP en charge des affaires européennes, remet le couvert. Ignorant avec dédain le vote du 29 mai 2005 (55% des Français ont rejeté le projet de constitution européenne), Pierre Lequiller, à titre personnel dit-il[1], propose de passer outre.
Il préconise un texte plus court reprenant le Titre I du projet de constitution européenne qui, affirme-t-il sans s
'
étrangler dans un communiqué AFP du 25 janvier, n
'
a pas été contesté pendant la campagne référendaire. Sourd avant l
'
âge !...
Rappelons néanmoins que ce Titre I confirme l
'
orientation supranationale de la construction européenne, Europe dans laquelle les lois fédérales s
'
appliqueraient dans tous les domaines et s
'
imposeraient à tous les Etats membres, même en contradiction avec nos propres lois, y compris celle fondamentale : la constitution française.
En outre, serait conservée, se réjouit-il avec une constance jamais prise à défaut, l
'
extension du vote à la majorité qualifiée ; la marche, inéluctable à ses yeux, vers une Europe fédérale et ultralibérale est donc confirmée.
Il s
'
agit bien, dans ce cas, d
'
un transfert de souveraineté nationale, et non d
'
une délégation qui serait la règle dans une Europe confédérale, conception gaulliste faut-il le préciser, laissant le choix aux Etats composant l
'
Union de mener, librement, des politiques et projets communs (Ex: politique agricole commune, Airbus,…).

 

Le choix de la méthode est, elle aussi, anti-démocratique. Il convient, pour Pierre Lequiller, de contourner le votre populaire du 29 mai 2005 : donner au parlement le pouvoir de supprimer le vote majoritaire (55%) lors du référendum scélérat, celui où les Français "se sont trompés, ou "ont été trompés" comme se plaisent à radoter ceux qui, de l
'
UMP au PS et alliés, ont défendu avec acharnement le "oui".

 

Avec l
'
Allemagne d
'
Angela Merkel, tout est clair. La présidence européenne actuelle qu
'
elle assure se propose de faire la promotion du texte nouvellement rédigé, mais tout aussi dangereux pour la France et les Français, auprès des Etats européens, puis la présidence française de conclure dans la foulée en 2008. Et pour donner l
'
imprimatur nécessaire, le texte devrait être publié par

la Fondation Robert
Schumann
, l
'
un des pères de l
'
Europe fédérale et ultralibérale.

 

Contre de Gaulle, contre ceux qui assument l
'
héritage du fondateur de
la Vème République
, avec l
'
accord fondamental du candidat Sarkozy et la bénédiction de Valéry Giscard d
'
Estaing, sous l
'
œil réjouit du monde anglo-saxon, Pierre Lequiller remet le couvert.

 

Extrait de l
'
éditorial n° 23 du 20/10/2004 d'Objectif-France Magazine :

 

"Mais, à toujours vouloir défendre sans retenue, ses convictions, Pierre Lequiller va bien plus loin. Le Secrétaire national UMP chargé des questions européennes porte un jugement historique négatif sur l’échec de la C.E.D. (Communauté européenne de défense) en 1954. Parlant de l’arrogance française il précise : « Cinquante ans après sa responsabilité historique dans l’échec de la C.E.D., notre pays va-t-il à nouveau mettre un coup d’arrêt brutal à la construction d’une Europe politique ? » Cette position est un acte d’agression envers ceux qui, à cette époque, ont évité que l’Armée française soit mise en tutelle sous domination américaine. Cette position est une attaque frontale contre le général de Gaulle, contre les gaullistes d’hier, notamment contre Michel Debré guerrier impitoyable contre ce projet, contre les gaullistes de conviction d’aujourd’hui qui se battent afin de conserver l’indépendance et la souveraineté de
la France. Contrairement
à ce qu’il affirme pour justifier le projet supranational, souhaiter une Europe différente n’est pas une arrogance française. Il s’agit aujourd’hui de préserver la France, de lui assurer la maîtrise de son destin, c’est-à-dire de ne jamais transférer (Mais accepter une délégation ciblée) une quelconque partie de sa souveraineté."
 


 

Dans cette campagne présidentielle, au-delà des clivages traditionnels gauche-droite d
'
un autre âge, une voix s
'
élève malgré le boycott des grands médias nationaux.
Nicolas Dupont-Aignan
porte l
'
espoir des gaullistes de conviction et des républicains des deux rives attachés à la Nation et à une France libre, moderne, sociale et solidaire.

 

Electeurs, attention ! Les candidats portés par la "vague people", Sarko et Ségolène depuis le début, mais aussi Bayrou aujourd
'
hui, demandent vos suffrages en 2007 pour mieux s
'
asseoir sur vos suffrages 2005. Une arnaque !
 


 


Alain KERHERVE

 

www.gaullisme.fr
 



[1] Chacun de nous a bien compris qu
'
il traduit ici une volonté partagée par le candidat
UMP Nicolas
Sarkozy. Comment pourrait-il en être autrement ?