Vive la France Libre

Publié le par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET

En se déclarant favorable à la souveraineté du Québec, Ségolène
Royal vient de repousser encore les bornes de la tartufferie et de la
manipulation politique. Faut-il rappeler que la candidate provisoire
(1) du Parti socialiste n'avait, au printemps 2005, pas de mots assez
durs pour flétrir les militants du Non au projet de constitution
européenne, c'est à dire les défenseurs de la République et donc de la
souveraineté française, populaire et nationale. ? Elle les accusait de
collusion avec l'extrême droite et annonçait la "décadence" de la France
en cas de victoire du Non. Un Non qu'elle combat encore et sur lequel
elle veut revenir en proposant un nouveau référendum !

Apôtre invariable et méprisant de la supranationalité, de l'Europe
fédérale des länder, la voici donc tout à coup, en apparence convertie à
l'indépendance des cousins de la Belle Province, tout en restant opposée
à celle de la France. Quel conseiller lui a-t-il suggéré ce soudain
sursaut de "patriotisme allogène" ? Et dans quel but ? Exister sur la
scène internationale ou tenter, ridiculement, de séduire quelques
nostalgiques du général ? Charles de Gaulle, pouvait se permettre de
lancer un "Vive le Québec libre !" qui se voulait avant tout un pied de
nez narquois aux anglo-saxons. Ses états de service l'y autorisaient et
il était sinçère. En sa qualité de néo-munichoise, européiste et
atlantiste, Mme Royal n'a aucune légitimité ni qualification pour le
faire. Plagier de Gaulle dans son cas, relève de la mystification. Cela
démontre une fois encore, après la démagogie de Nicolas Sarkozy
invoquant à Versailles, Guy Moquet, Jaurès ou Jean Moulin, que le couple
des candidats choisis par les milieux atlantistes du totalitarisme
européen fédéraliste, utilise méthodiquement le mensonge et la
falsification, comme arme politique afin de duper le peuple.



*(1) Les bourdes et incartades de l'investie social démocrate,
l'inconsistance de son discours, ses intolérances et sa psycho-rigidité,
navrent de si nombreux militants socialistes que certains souhaitent
aujourd'hui ouvertement qu'elle cède la place...

 

Claude BEAULIEU
Comité Valmy

Publié dans La parole est à vous

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article