Présentation

Texte libre

DE GAULLE ET L'EUROPE

« Pour organiser l’ Europe, qu’on la prenne donc comme elle est, c’est à dire comme un ensemble formé de peuples très distincts dont chacun a, bien à lui, son corps, son âme, son génie et, par suite, doit avoir ses forces. Renvoyons aux géomètres les plans étranges qui prétendent mêler, à l’intérieur des mêmes unités, les contingents de pays divers pour fabriquer l’armée apatride. Où donc les soldats de cette Babel militaire iraient-ils puiser leur vertu ? Si, pour une coalition, il est nécessaire d’instituer entre Etats, par délégation de tous système unique aux échelons supérieurs du commandement, le principe qui domine tout c’est qu’une armée se bat avant tout pour son pays, sous l’autorité de son gouvernement et sous les ordres de ses chefs. Aucune, je dis aucune, de celle que doit fournir l’Europe ne saurait être ni bâtie, ni employée, autrement ».

Charles de Gaulle, discours prononcé à Nîmes, 7 janvier 1951.

 


« Y a-t-il une France, une Allemagne, une Italie, une Hollande, une Belgique, un Luxembourg, qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que cela leur serait recommandé par d’autres ? Est-ce que le peuple français, le peuple allemand, le peuple italien, le peuple hollandais, le peuple belge, le peuple luxembourgeois, songeraient à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers, dès lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ? Ce n’est pas vrai ! Il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité étrangère puisse contraindre des nations récalcitrantes. Il est vrai que, dans cette Europe «intégrée» comme on dit, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Cela simplifierait beaucoup les choses. En effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait pas de politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six états, on s’abstiendrait d’en faire… »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, le 15 mai 1962.

 


« Pas d’ union européenne, disaient-ils, sinon par une intégration à direction supranationale ! Pas d’union européenne, si l’Angleterre n’en fait pas partie ! Pas d’union européenne, sauf à incorporer dans une communauté atlantique ! » Pourtant, il est clair qu’aucun des peuples n’admettrait de confier son destin à un aréopage principalement composé d’étrangers. De toute façon, c’est vrai pour la France. Il est clair également, que l’Angleterre, grande nation et grand état, l’accepterait moins que quiconque. Il est clair enfin, que, fondre dans une politique multilatérale atlantique le position de l’Europe, ce serait en sorte qu’elle-même n’en ait aucune et, dès lors, on ne voit pas pourquoi elle en viendrait à se confédérer. »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, 31 janvier 1964.

 


« On peut faire des discours sur l’Europe supranationale. Ce n’est pas difficile: il est facile d’être un jean-foutre »

Charles de Gaulle Réception à l’Elysée, 10 juin 1965

 


« La France savait aussi bien que quiconque, en tout cas beaucoup mieux que ceux qui ne sont pas européens, qu’il ne peut y avoir d’Europe qu’en vertu des ses nations, que, de par la nature et l’histoire, notre continent est tel que la fusion n’y est que confusion, à moins qu’elle ne soit l’oppression, qu’on n’est pas un européen si l’on est un apatride, que, par exemple, Chateaubriand, Goethe, Byron, Tolstoï pour ne parler que des romantiques n’auraient rien valu du tout en volapük ou en espéranto, mais qu’ils sont toujours de grand écrivains de l’Europe parce que chacun d’eux s’inspira du génie de son pays. »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue à l’Hôtel Continental, 12 novembre 1953.

 


« Dante, Goethe, Chateaubriand, appartiennent à toute l’Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement italien, allemand et français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé, écrit en quelque « espéranto » ou « volapük » intégré… »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au Palais de l’Elysée, 15 mai 1962.

 


« Chaque peuple est différent des autres, avec sa personnalité incomparable, inaltérable, irréductible. Si vous voulez que des nations s’unissent, ne cherchez pas à les intégrer comme on intègre des marrons dans une purée de marrons. »

« C'est en vertu de cette destination de l’Europe qu’y régnèrent les empereurs romains, que Charlemagne, Charles Quint, Napoléon, tentèrent de la rassembler, qu’Hitler prétendit lui imposer son écrasante domination. Comment, pourtant, ne pas observer qu’aucun de ces fédérateurs n’obtient des pays soumis qu’ils renoncent à être eux-mêmes ? Au contraire, l’arbitraire centralisation provoquera toujours, par chocs en retour, la virulence des nationalités. Je crois donc qu’à présent, non plus qu’à d’autres époques, l’union de l’Europe ne saurait être la fusion des peuples, mais qu’elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement. »

Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 181

 


« Pour pouvoir aboutir à des solutions valables, il faut tenir compte de la réalité. La politique n’est rien d’autre que l’art des réalités. Or, la réalité, c’est qu’actuellement, l’Europe se compose de nations. C’est à partir de ces nations qu’il faut organiser l’Europe et, s’il y a lieu, de la défendre. Au lieu d’une fusion intolérable et impraticable, pratiquons l’association. En poursuivant des chimères, on a déjà perdu des années. »

Charles de Gaulle, conférences de presse tenue à l’Hôtel Continental, 25 février 1953.

 


« Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « l’Europe ! », « l’Europe ! », « l’Europe ! » mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. Je répète: il faut prendre les choses comme elles sont. (…)
Alors vous en avez qui crient: « Mais l’Europe, l’Europe supranationale ! Il n’y a qu’à mettre tout cela ensemble, il n’y a qu’à fondre tout cela ensemble, les français avec les allemands, les italiens avec les anglais, etc. » Oui, vous savez, c’est commode et quelques fois c’est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes mais ce ne sont que des chimères et des mythes; Mais il y a les réalités, et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d’elles-mêmes. »

Charles de Gaulle, deuxième entretien radiodiffusé et télévisé avec Michel Droit, 14 décembre 1965.

 


(…) Or on sait, Dieu sait si on le sait ! Qu’il y a une conception différente au sujet d’une fédération européenne dans laquelle, suivant les rêves de ceux qui l’ont conçue, les pays perdrait leur personnalité nationale, et où, faute d’un fédérateur, tel qu’à l’Ouest tentèrent de l’être - chacun d’ailleurs à sa façon - César et ses successeurs, Charlemagne, Othon, Charles Quint, Napoléon, Hitler, et tel qu’à l’Est s’y essaya Staline, ils seraient régis par quelque aréopage technocratique, apatride et irresponsable. On sait aussi que la France oppose à ce projet contraire à toute réalité le plan d’une coopération organisée des états évoluant, sans doute, vers une confédération. Seul, il pourrait permettre un jour l’adhésion de pays tels que l’Angleterre ou l’Espagne qui, comme le nôtre, ne saurait accepter de perdre leur souveraineté. Seul, il rendrait concevable dans l’avenir l’entente de l’Europe tout entière. »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au Palais de l’Elysée, 9 septembre 1965.

 


« Eh quoi ? Ces deux peuples se battent depuis plus de vingt siècles; l’Allemagne est sans relâche en proie à l’instinct de domination, hier encore il s’en est fallu de bien peu pour qu’elle ne tuât la France ! Rien n’est plus simple que d’arranger cela. Mélangeons cette France et cette Allemagne ! En particulier puisque la France victorieuse a une armée et que l’Allemagne vaincue n’en a pas, supprimons l’armée française ! Créons ensuite une armée apatride faite de français et d’allemands…

Charles de Gaulle, conférence de presse, novembre 1953.

 


« L’essentiel pour jouer un rôle international c’est d’exister par soi même, en soi même chez soi ».

Charles de Gaulle, 1959.

 


« Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatible avec les droits et les devoirs de la république. »

Charles de Gaulle, 1963.

 

Après tant de leçons, on pourrait penser que, la guerre finie, les milieux qui prétendent conduire l’opinion se montreraient moins disposés à la subordination. Il n’en n’est rien. Au contraire! Pour l’école dirigeante de chaque parti politique, l’effacement de notre pays est devenu une doctrine établie et affichée. Tandis que du côté communiste, il est de règle que Moscou a toujours raison, toutes les anciennes formations professent le « supranational », autrement dit la soumission de la France à une loi qui ne serait pas la sienne. De là, l’adhésion à « l’Europe » vue comme une construction dans laquelle des technocrates formant un « exécutif » et des parlementaires s’investissant du législatif -la grande majorité des uns et des autres étant formée d’étrangers - auraient qualité pour régler le sort du peuple français. De là, aussi, la passion pour l'organisation atlantique qui mettrait la sécurité, par conséquent la politique, de notre pays à la discrétion d'un autre. De là, encore, l'empressement à subordonner les actes de nos pouvoirs publics à l'agrément d'institutions internationales où, sous les apparences de délibérations collectives, s'exerce en toutes matières, politiques, militaires, économiques, techniques, monétaires, l'autorité suprême du protecteur et où nos représentants, sans jamais dire: "nous voulons", ne feraient que "plaider le dossier de la France". De là, enfin, l’incessante irritation provoquée dans le gent partisane par l’action que je vais mener au nom d’une nation indépendante.

Mais, en revenche, les soutiens ne me manqueront pas. Sentimentalement, j'aurai celui de notre peuple qui, sans être aucunement porté à l'outrecuidance, tient à garder sa personnalité, d'autant plus qu'il a failli la perdre et qu'il constate que, partout, les autres affirment ardemment la leur, qu'il s'agisse de souveraineté, de langue, de culture, de production, voir de sport.

Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 179 - 180.



Walter Hallstein est le président de la commission. Il épouse ardemment la thèse du super-état et emploie toute son habile activité à obtenir que la communauté en prenne le caractère et la figure. De Bruxelles, où il réside, il a fait comme sa capitale. Il est revêtu des aspects de la souveraineté, dirigeant ses collègues entre lesquels il répartit les attributions, disposant de plusieurs milliers de fonctionnaires qui sont nommés, affectés, promus, rétribués, en vertu de ses décisions, recevant les lettres de créance d'ambassadeurs étrangers, prétendant aux grands honneurs lors de ses visites officielles, soucieux, d'ailleurs, de faire progresser l'assemblage des six dont il croit que la force des choses fera ce qu'il imagine.

Cette divergence capitale entre la façon dont la commission de Bruxelles conçoit son rôle et le fait que mon gouvernement, tout en attendant d'elle des études et des avis, subordonne les mesures importantes à la décision des Etats, entretient un désaccord latent. Mais comme le traité spécifie qu'au cours du démarrage rien ne vaut sans l'unanimité, il suffit de tenir la main à ce qu'il soit appliqué pour qu'on ne puisse passer outre la souveraineté française. J'y veille avec soin.

La bataille est longue et dure. Nos partenaires, qui voudraient beaucoup que nous n'ayons pas changé de République, comptent en effet que, cette fois encore, nous nous laisserons aller à sacrifier notre cause à l"intégration européenne", comme cela avait eu lieu successivement pour la C.E.CA. où tous les avantages étaient, à nos frais, attribués à d'autres...


Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 195 - 197


De toute façon et comme c'était à prévoir, on vérifie que, pour aller à l'union de l'Europe, les états sont les seules éléments valables, que si l'intérêt national est en cause rien ni personne ne doit pouvoir leur forcer la main et qu'aucune voie ne mène nulle part sinon celle de leur coopération.

Ce qui à cet égard, est vrai dans l'ordre économique est évident dans la politique. Il n'y a là, d'ailleurs, rien qui ne soit naturel. A quelle profondeur d'illusion ou de parti pris faudrait-il plonger, en effet, pour croire que des nations européennes, forgées au long des siècles par des efforts et des douleurs sans nombre, ayant chacune sa géographie, son histoire, sa langue, ses traditions, ses institutions, pourraient cesser d'être elles-mêmes et n'en plus former qu'une seule ? A quelles vues sommaires répond la comparaison, souvent brandie par des naïfs, entre ce que l'Europe devrait faire et ce qu'ont fait les Etats-Unis, alors que ceux-ci furent créés, eux, à partir de rien, sur une terre toute nouvelle, par des flots successifs de colons déracinés ? Pour les six, en particulier, comment imaginer que leurs buts extérieurs leur deviennent soudain communs, alors que leur origine, leur situation, leur ambition sont très différentes ?



Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 200-201


« Du moment...que Vichy...acceptait d'asservir l'Etat à un Etat ennemi, il perdait toute qualité pour représenter et diriger la France, car, pour une grande nation, il n'y a pas de légitimité en dehors de l'indépendance. »

Charles de Gaulle, discours prononcé à Bordeaux le 15 mai 1947, in Discours et Messages, t. 2, p.76.

 


"La dégradation de l'Etat entraîne infailliblement l'éloignement des peuples associés, le trouble de l'armée au combat, la dislocation nationale, la perte de l'indépendance..."

Charles de Gaulle, déclaration du 15 mai 1958, in Discours et Messages, t. 3, p.3.

 


"On a préféré un truc, un organisme bizarre, l'intégration, plutôt qu'une entente entre les nations. Depuis, le Marché commun est entre le zist et le zest."

Charles de Gaulle, Palais de l'Elysée, le 30 décembre 1961.

Mercredi 5 juillet 2006

Depuis quelques temps, nous entendons un débat qui porte sur le changement éventuel de République. Mais changer de République pour quoi faire ? Est-ce vraiment la solution ? Une autre République avec à sa tête les mêmes mentalités et personnes qui depuis 30 ans ont conduit la France la où elle est, serait mieux que celle-ci ? Bien évidemment tous les vrais gaullistes défendent la République gaullienne car ce n'est pas elle qu'il faut mettre en cause et montrer du doigt mais ceux qui dirigent le pays. La Vème République a été faîte pour la France et non pour servir une personne. Une VIème République avec les mêmes personnalités ou mentalités reviendra exactement à la même chose !

En réalité ceux qui veulent changer de République le veulent plus par idéologie que par raison d'état. Nous avons d'un côté les nostalgiques de la IVème République qui défendent l'idée d'un retour vers le parlementarisme à outrance. De l'autre ceux qui veulent aller vers un régime présidentiel copiant ainsi le système des USA en demandant au président de justifier sa politique devant le parlement ce qui reviendrait, en fait, non pas à supprimer le poste de premier ministre mais à supprimer celui de président de République !  Ce style de régime est, bien évidemment, défendu par les pro-atlantistes à l'image de Monsieur Sarkozy.

Il est vrai qu'il est beaucoup plus facile pour certains de mettre en cause un régime plutôt que ceux qui sont à sa tête où les partis qui nous dirigent. Avant de vouloir changer "de République", regardons déjà ce qui met en danger "la République" en elle même et combattons ces dangers tous ensemble: Le communautarisme, l'Euro-fédéralisme, le régionalisme, l'esprit partisan qui met à mal l'intérêt supérieur !

Républicains, ne vous trompez pas d'ennemies, la Vème République n'est pas la vôtre !

Sébastien NANTZ

par Sébastien NANTZ publié dans : Coup de gueule, coup de coeur...
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 18 juin 2006

18 juin 1940, il y a 66 ans aujourd'hui, un homme, refusant de voir son pays se soumettre, disparaître et perdre son honneur, avait lancé un appel qui restera à jamais dans l'histoire. 

 

 

 

 

 

 

18 juin 1940

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays.

Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet appel pourrait, malheureusement, être remis à l'ordre du jour.

Certes la France n'est plus en guerre, elle ne risque pas de perdre son honneur en collaborant avec ses tortionnaires mais nous ne pouvons pas en dire autant pour son indépendance et sa souveraineté, bref de l'existence même de notre pays.

"L'espérance doit-elle disparaître ?"

Comme De Gaulle en 1940, nous répondons : NON !

Ceux qui refusent de voir la France se soumettre de nouveau, ces résistants du XXIème siècle qui combattent l'effacement de notre pays doivent prendre exemple sur leurs aînés et ne pas renoncer.

Il est plus que jamais temps que les héritiers du général De Gaulle et ceux qui partagent leur combat s'unissent de nouveau autour de la Patrie et de ses valeurs notamment sociales et républicaines.

Ne laissons pas notre combat se faire marginaliser et diaboliser par l'extrême droite. La défense de la nation doit passer au delà des clivages politiques et ne doit pas être mêlée à quelque sorte de haine ou de xénophobie que ce soit.

 

 

 

 

Le destin de la France dépend de nous !

Sébastien NANTZ

 

 

 

 

par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Vrais Gaullistes
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 16 juin 2006

Le dirigeant gaulliste que je suis ne peut rester sans réaction à la lecture d'une interview de Dieudonné publiée ce vendredi sur www.camer.be, l'information claire et nette du Cameroun, intitulée sans ambages « De Gaulle, ce raciste viscéral... » (Source initiale : Gri-Gri international)

Je cite :

Pour agir sur le présent, vous pensez qu’il faut vraiment recourir au passé ?

Non. J’ai peut-être, d’ailleurs, par mimétisme, reproduit, à un moment donné de ma conscience politique, un combat qui pouvait paraître communautaire. Je pense que de Gaulle a trahi la république dans sa décolonisation. Il aurait dû donner l’accès à la république aux citoyens indigènes. Évidemment, il y aurait eu un président noir un jour ! (rires) Mais la France serait une superpuissance aujourd’hui. Parce qu’autour de la Francophonie , une unité culturelle était déjà faite.

Au Cameroun, le soutien est de l’ordre du principe, ou il va jusqu’à une parfaite acceptation de vos choix et discours ?

Il est clair que l’information, via les dépêches AFP, arrivent de France. « Cameroun Tribune », l’organe principal en presse écrite, relaye systématiquement. En ayant une position beaucoup plus sympathique que celles des médias ici. Sur le terrain... Ben, c’est un petit pays, Dieudonné Mbala Mbala est devenu un symbole de résistance. Bon, c’est vrai, le système y est ce qu’il est... Je n’aime pas participer à cette diabolisation des chefs d’États africains, qui sont à l’image des chefs d’États occidentaux, pas plus pourris que nos dirigeants. Oui, ils sont pieds et poings liés aux intérêts économiques de la France , la décolonisation a été un échec, et de l’esprit colonial on est arrivé à une maffia. Cette maffia est essentiellement soutenue et subventionnée par la France. Si on pouvait en finir avec ces réseaux... L’échec, c’est de Gaulle. Par son racisme viscéral, la décolonisation a été un échec, alors qu’elle aurait pu devenir le vrai projet de la république : l’égalité pour tous. Notre société serait aujourd’hui la première puissance !

Un conseil, monsieur l'humoriste, il est parfois préférable de se taire quand on ne connaît manifestement rien de ce que l'on affirme !

Il est assez consternant et paradoxal d'entendre de la bouche de cet homme qui éructe sa haine au nom de le liberté d'expression, autant de raccourcis historiques et de contrevérités en quelques lignes...

Rafraîchissons lui donc la mémoire...

Pour cela, remontons à 1944 à Brazzaville et relisons De Gaulle, ce raciste viscéral, dans le texte :

[…] "En Afrique française, comme dans tous les autres territoires ou des hommes vivent sous notre drapeau, il n’y aurait aucun progrès qui soit un progrès, si les hommes, sur leur terre natale, n’en profitaient pas moralement et matériellement, s’ils ne pouvaient s’élever peu à peu jusqu’au niveau où ils seront capables de participer chez eux à la gestion de leurs propres affaires.
C’est le devoir de la France de faire en sorte qu’il en soit ainsi.
Tel est le but vers lequel nous avons à nous diriger. Nous ne nous dissimulons pas la longueur des étapes. Vous avez Messieurs les Gouverneurs généraux et Gouverneurs, les pieds assez bien enfoncés dans la terre d’Afrique pour ne jamais perdre le sens de ce qui y est réalisable et, par conséquent, pratique. Au demeurant, il appartient à la nation française et il n’appartient qu’à elle, de procéder, le moment venu, aux réformes impériales de structure qu‘elle décidera dans sa souveraineté.
 […] "

 

En 1958, lors de son retour au pouvoir, le général de Gaulle a proposé une conception moderne des rapports de la France avec les peuples africains qui lui étaient associés : le cadre de la Communauté permettant à chacun d'entre eux d'exercer toutes les prérogatives de l'autonomie interne, avec l'aide de la France.

L'évolution rapide de la Communauté a porté chacun des États africains et Madagascar à exercer sa liberté de choix en direction de la souveraineté internationale.

De Gaulle y a toujours consenti et a adapté à cette nouvelle donnée la politique africaine du gouvernement, ses relations diplomatiques et sa coopération.

Il n'a jamais essayé de retenir les pays qui demandaient leur indépendance parce qu'il trouvait normal qu'ils veuillent gérer leurs affaires eux-mêmes et a géré au plus juste le problème algérien que lui avait laissé la 4eme République en conduisant l'Algérie à son indépendance, le seul sans doute qui en ait été capable.

De Gaulle a toujours été très clair sur la décolonisation et je le cite une nouvelle fois : « c'est un fait : la décolonisation est notre intérêt et, par conséquent, notre politique ».

Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes n'était pas un simple argument politique pour De Gaulle mais bien une conviction profonde, un principe cardinal, qu'il avait proclamé à Brazzaville en 1944 et répété à Phnom-Penh en 1966.

Vis à vis des pays francophones comme de l'Afrique, le général de Gaulle a été le premier et le seul chef d'État à imaginer une réelle politique globale, généreuse et respectueuse des souverainetés.

Mais ces discours, comme la politique de De Gaulle, sont-ils seulement connus de ce brillant candidat à la présidentielle de 2007 qu'est Dieudonné M'Bala M'Bala ?

Pour conclure ce coup de gueule, je reprendrai simplement les propos d'Elie Semoun, son ancien partenaire de scène, qui le 23 février 2004, lui adressa dans Libération une lettre ouverte commençant par « Salut Bouffon », où il écrivait notamment : « Je te vois t'agiter comme un mauvais jongleur dans un cirque bidon, applaudi par des gens qu'on ne discerne pas, juste éclairés par les lumières de la scène, je vois des types plus ou moins louches… certains ont des kippas ou des foulards, j'en vois un qui est venu avec sa fille, il a un œil en moins, il se frotte les mains. Je ne veux pas entrer dans la polémique, tu fais ça plus mal que moi, mais le talent n'excuse pas tout et certaines petites phrases allument un feu que personne ne voudrait voir s'étendre à part quelques fous et pas toi j'espère...».

Continuez ainsi Dieudonné M'Bala M'Bala, vous vous améliorez !

 

 

 

 

 

 

Christophe CHASTANET

Secrétaire Général d'INITIATIVE GAULLISTE

par Christophe CHASTANET et Sébastien NANTZ publié dans : Coup de gueule, coup de coeur...
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 15 juin 2006

1969, POMPIDOU est élu Président de la République...

C'est ce moment crucial dans l'histoire du gaullisme que raconte Henri MARQUE dans un article, daté du 11 juin 2006, sur www.jeuneafrique.com, le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique...

Plutôt bien écrit et assez complet, cette chronique d'Henri MARQUE brosse le tableau de notre famille politique en ces jours de 1969 où DE GAULLE a quitté le pouvoir et laissé Georges POMPIDOU affronter l'élection présidentielle non sans lui avoir écrit le 30 avril : "Vous êtes certainement fondé à croire que j'approuve votre candidature. Je l'approuve en effet".

Retour sur des instants passionnants...

C. CHASTANET

 

Élection de Georges Pompidou

FRANCE - 11 juin 2006 - par HENRI MARQUE

 

 

 

 

 

Elu président de République à 54 ans, le 15 juin 1969, par 58,2 % des voix, contre 41,8 % à Alain Poher, Georges Pompidou avait anticipé l’événement par une lapalissade d’un humour typiquement normalien : « Pour succéder au général de Gaulle, il faut que deux conditions soient réunies : qu’il ait quitté la présidence ; et être élu. »

L’échec du référendum du 27 avril avait réalisé la première condition. La seconde n’était pas acquise.

Candidat rassembleur des forces du centre, Poher était un adversaire plus redoutable que sa rondeur débonnaire le faisait paraître. L’autre normalien de l’équipe gaulliste, Alain Peyrefitte, ne s’y était pas trompé en lui décrochant d’emblée une de ces méchancetés empoisonnées dont il avait à la fois la charge et le secret : « Poher, c’est la contraction de pauvre hère. » En attendant, le pauvre hère avait l’avantage de la situation. Chargé, en tant que président du Sénat, de l’intérim de la présidence de la République , il n’avait pas à conquérir l’Élysée, il était dans la place. Il en exploitait efficacement le prestige et les facilités, parcourant la France pour ratisser large au nom de « l’union et la conciliation », espérant bien ramasser les voix de la gauche, massacrée aux législatives d’après Mai 1968. Une gauche on ne peut plus mal défendue par le couple insolite Defferre-Mendès France où le représentant de la vieille garde molletiste et l’intransigeant prosélyte « de la France moderne » allaient se trucider dans une neutralisation réciproque.

 

 

 

 

 

Après l’échec du référendum, la logique et l’arithmétique semblaient désigner Poher. La psychologie allait en décider autrement. Les enquêtes d’opinion laissaient deviner que les Français, pas très fiers d’avoir réexpédié le Général à Colombey, se sentaient soulagés de voter pour son ancien bras droit. De Gaulle, après dix ans d’exercice du pouvoir, c’était bien fini. Mais le gaullisme pouvait survivre. Le choix n’était plus entre lui et le chaos. En assurant la continuité du pouvoir, c’est Pompidou désormais qui rassurait les Français traumatisés par la « révolution » de mai. On lui était reconnaissant d’avoir tenu seul le pouvoir à Matignon tandis que le chef de l’État disparaissait à Baden-Baden. Il avait liquidé les dernières séquelles de « chienlit » en négociant les accords de Grenelle, en remettant la France au travail, et surtout en ramenant l’essence dans les stations-service. Les Français allaient enfin pouvoir repartir en week-end et en vacances.

 

 

 

 

 

Reste la question jamais élucidée : Pompidou a-t-il « tué le père », délibérément ou non, en se déclarant par deux fois prêt à lui succéder ? D’abord à Rome, avec sa célèbre petite phrase du 17 janvier 1969, lâchée dans un propos de cocktail sans préméditation apparente : « Si de Gaulle venait un jour à se retirer, je me porterais candidat à sa succession. » Puis à Genève le 13 février, où « par devoir » cette fois-ci, il s’était estimé tenu de clarifier officiellement la situation : « J’ai un passé politique. J’aurai peut-être un jour, si Dieu le veut, un destin national. »

 

 

 

 

 

Il est certain que le Général a été personnellement meurtri, et politiquement affaibli, par ces annonces prématurées qui semblaient lui signifier la fin de son pouvoir. Sans aller jusqu’à l’accuser du « coup de poignard dans le dos » dénoncé par le cercle ulcéré de ses fidèles, il a sévèrement déploré « cette gaffe ridicule et grave, pas tellement pour moi, mais qui peut quand même faire un peu de tort ». Il reste des traces de cette amertume dans le message qu’il lui envoie d’Irlande, le 31 avril, pour approuver sa candidature : « Sans doute eût-il mieux valu que vous ne l’ayez pas annoncée plusieurs semaines à l’avance, ce qui a fait perdre certaines voix au oui, vous en fera perdre quelques-unes à vous-même, et surtout pourra vous gêner dans votre personnage si vous êtes élu. »

Mais en apprenant le résultat de l’élection, de Gaulle, qui ne boit jamais de champagne, en fera monter une bouteille dans sa chambre d’hôtel. Quant à Pompidou, loin d’être atteint dans son personnage, il laissera le souvenir d’une présidence heureuse marquée par cinq années d’embellie économique et sociale et d’innovations culturelles. Et par cette exception inouïe dans la société la plus difficile à contenter : pour la première (et dernière) fois, plus des trois quarts des Français interrogés par les sondages avouent leur bonheur.

par Christophe CHASTANET publié dans : Histoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback trackback (1)    recommander
Lundi 29 mai 2006

Aujourd'hui nous fêtons le premier anniversaire de cette victoire historique qui s'est déroulée le 29 mai 2005. Quelle conclusion peut-on en tirer 1 an après celle ci ? Loin de s'avouer vaincus, les défenseurs de la construction d'une Europe fédérale n'ont pas tenu compte de la souveraineté populaire des français ! Bien au contraire, certains députés ont proposé que la 1ère partie du TCE qui porte sur l'organisation supranationale de l'Europe, soit soumise et ratifiée par le parlement. Cette idée est également venue en tête de certains candidats (déclarés ou pas encore) à la présidence de la République.

Ce genre de méthode est digne d'une dictature car elle prévoit ainsi de baillonner la voix du peuple français qui s'est pourtant clairement exprimé à ce sujet.


Au niveau européen, malgrè le NON des peuples français et Hollandais on s'aperçoit que le traité européen continue à être ratifié dans d'autres pays. Mais que cela signifie-il donc ? A quoi sert de continuer à faire ratifier un texte qui en théorie est déjà mort ? A moins qu'on ne tente finalement de nous l'imposer ?


Monsieur Fabius pourtant un tenant du NON de gauche, vient de se déclarer favorable à présenter aux français un autre texte qui porterait essentiellement et également sur la 1ère partie de ce TCE. Il semblerait que certains républicains-souverainistes de gauche seraient prêts à le soutenir pour la présidentielle en 2007. Mais comment peut-on encore se réclamer défenseur de la République et souverainiste quand on soutient un candidat qui veut transformer la France en une simple province de l'Europe fédérale ?

« Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatible avec les droits et les devoirs de la république. » Charles De Gaulle, 1963.


Ceux qui devaient restaurer une véritable gauche républicaine après 2002 semblent être confontrés à un choix cornélien, la République ou la gauche ? Beaucoup ont donc déjà choisi, ce sera la gauche ! Etonnament quelques "soit disant" gaullistes de gauche seraient également tentés pour soutenir la candidature Fabius, préférant donc favoriser le social à la nation alors que pour tous gaullistes et plus particulièrement tous gaullistes de gauche, dignes de ce nom, ces deux notions sont inséparables !



Pour notre part, nous gaullistes, également artisans de la victoire du NON ce que les médias semblent d'ailleurs oublié, nous continuerons à placer la France et la République au dessus des clivages politiques. Nous appellons les Républicains de gauche qui restent attachés à l'idée que la défense de la République est plus importante que celle d'un clivage politique, à prendre contact avec les vrais gaullistes.

Sébastien NANTZ

Debout La République

Christophe Chastanet

Initiative Gaulliste

par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Coup de gueule, coup de coeur...
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 28 mai 2006

Après les disparitions de Jacques Baumel, Pierre Clostermann et le général Alain de Boissieu, l’année 2006 restera décidemment comme une année noire pour les gaullistes de conviction.

Nous avons appris avec une grande tristesse que l'une des dernières grandes figures de la Libération, premier sous-préfet de la France Libre à Bayeux (Calvados), le gaulliste Raymond Triboulet était mort tôt vendredi à l'âge de 99 ans à Sèvres.


Né le 3 octobre 1906, licencié en droit, M. Triboulet est entré dans le mouvement de résistance CDLR (Ceux de la Résistance), où il a contribué au Débarquement du 6 juin 1944. Le 15 juin 1944, au lendemain de l'arrivée du général De Gaulle sur les côtes normandes, il a été nommé premier sous-préfet de la France libre à Bayeux.
Il a ensuite entamé une carrière politique. Sous De Gaulle, Raymond Triboulet a été ministre des Anciens combattants dans le cabinet de Michel Debré entre 1959 et 1962, puis ministre délégué chargé de la Coopération dans le gouvernement de Georges Pompidou entre 1962 et 1966. Député du Calvados entre 1946 et 1973, il a également été membre du Conseil de l'Europe, de l'Assemblée commune puis de l'Assemblée européenne de la CEE (1949-1958 et 1967-1973).
Président fondateur du Comité du débarquement et président honoraire de l'Association nationale des combattants volontaires de la Résistance, Raymond Triboulet a créé le musée d'Arromanches (Calvados), inauguré en 2000 et dédié à l'action de la 6e Division aéroportée britannique pendant la bataille de Normandie de juin à septembre 1944. 

« Vrais gaullistes » présente à sa famille ses plus sincères condoléances et l’expression de ses sentiments gaullistes très attristés.

 

Christophe CHASTANET

Initiative Gaulliste

 

 

 

par Christophe CHASTANET publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 20 mai 2006

1) Les gaullistes (ou gaullistes orthodoxes)

Les gaullistes orthodoxes défendent les idéaux du général De Gaulle c'est à dire, l'indépendance nationale, les institutions et les valeurs exprimées par la Vème république (refus de la cohabitation, pouvoir exécutif fort, refus du parlementarisme, président au dessus des partis), la participation intégrale des salariés dans la vie de l'entreprise, la participation des citoyens aux grands desseins de la nation (référendums fréquents, élection du président au suffrage universel) et bien évidemment l'ordre républicain, moral et familial.

Les différents gaullismes existant se différencient essentiellement sur les questions économiques et sociales. C'est ainsi que même dans le gaullisme orthodoxe, nous trouvons deux tendances pourtant assez proches au point que personne ne les différencie vraiment et pourtant, historiquement, elles existent.

- Le gaullisme de gauche basé économiquement sur le socialisme. Les gaullistes de gauche sont historiquement issus des partis comme l'UDSR (Union Démocratique et Socialiste de la Résistance) voir même de la SFIO et du PC pour certains.

- Le gaullisme social (gaullisme de centre), basé sur le christianisme social ou la social-démocratie ainsi qu'une petite fraction social-libérale (Michel Debré) que l'on peut associer également à cette tendance.

Les gaullistes sociaux sont historiquement issus du MRP (surtout de son aile gauche) et du Parti Radical Comme Jacques Chaban-Delmas ou Michel Debré.
Le gaullisme social est sans doute la branche la plus proche des origines politiques du général De Gaulle, qui rappelons le, était issu de la démocratie chrétienne avant la guerre.


PS : Si le gaullisme et la démocratie chrétienne convergent dans le domaine économique et social ceux si divergent sur les questions européennes et institutionnelles.

Le gaullisme étant souverainiste et favorable à un pouvoir exécutif fort, la démocratie chrétienne favorable à une europe fédérale et au parlementarisme. Ce sont sur ces questions principalement que De Gaulle renia (si on peut dire) le MRP et fonda le RPF.



2) Les néo-gaullistes (gaullistes de droite)

Les néo-gaullistes souhaitent le maintient presque intégralement de l'orthodoxie gaulliste dans les domaines fondamentaux de la politique institutionnelle et des grandes orientations de la politique extérieure et européennes mais en matière économique, le néo-gaullisme diffère du gaullisme par son souci de la liberté d'entreprise et du désengagement de l'État dans l'économie. Ils sont historiquement issus du CNI (Centre National des Indépendants et Paysans) ou du  PRL (Parti Républicain de la Liberté).

Parmi le néo-gaullisme, il existe également 2 branches.

Une branche libérale qui souhaite laisser l'économie de marché se réguler par elle même et une branche conservatrice qui, tout en voulant le désengagement de l'Etat dans certains secteurs, continue d'intervenir dans d'autres domaines et surtout quand cela s'avère nécessère. Si ces conservateurs interviennent encore dans l'économie du pays, leur politique sociale est, elle, loin des mêmes inspirations que les gaullistes orthodoxes, qui quant à eux, souhaitent également placer l'homme au coeur des sujets .

Les néo-gaullistes n'acceptent que l'intéressement salarial et refusent la participation des salariés à la vie de leurs entreprises, système qu'ils considérent même comme l'instauration du bolchévisme dans le monde du travail.

Malheureusement pour eux les néo-gaullistes sont souvent mélangés avec le nom de personnes qui font, en fait, partie d'une troisième catégorie "Les faux gaullistes" !



3) Les faux gaullistes

-Tout en étant libéraux ou conservateurs, en étant partisans de l'Europe fédérale, en étant même atlantistes et communautaristes pour certains, en acceptant la cohabitation, en instaurant le quinquennat, en refusant de démissionner après un référendum négatif, en privatisant tout ce que l'Etat possède, en défendant les intérêts de leur parti avant ceux de la France et en détruisant les oeuvres politiques et sociales du général, certaines personnes ont tout de même le culot, surtout par manoeuvres pûrement électoralistes, de se réclamer du gaullisme.

-Attention certains anciens gaullistes de gauche ou sociaux, tel que Philippe Descharte, usent toujours de ce terme alors qu'hormis la participation, ils ont trahi tout ce qui pouvait faire d'eux des gaullistes. Ils soutiennent même la politique de Jacques Chirac, ce sont ce que j'ai appelé "les chiraquiens de gauche" !

Cette quatégorie est appelée par mes soins comme celle des usurpateurs.

-Lorsque vous demandez à ces personnes ce qu'est le gaullisme, ceux ci vous retorquent des phrases du genre "c'est le refus de la fatalité". A ce titre Arlette Laguiller peut sans doute,également, se réclamer du gaullisme !


-Depuis quelques temps, nous voyons émerger une autre catégorie de faux gaullistes. En fait ces personnalités ne se revendiquent pas personnellement du gaullisme, pour la simple et bonne raison qu'ils ont toujours combattu De Gaulle, mais leurs sympathisants n'hésitent plus, eux, à les déclarer comme les héritiers du général pour la seule et unique raison que ceux ci défendent la souveraineté nationale de la France. Comme si le gaullisme n'était basé que sur ça !

par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Histoire
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Vendredi 19 mai 2006

Pompidou était il finalement gaulliste ? En étudiant bien le cas on peut éventuellement se poser la question. Il est vrai que la politique de Pompidou était finalement assez différente de celle du général.

Pompidou a accepté l'entrée de l'Angleterre ce que de Gaulle avait toujours refusé, il a également été le premier à mentionner une monnaie européenne. Il fut aussi le premier à défendre l'idée du quinquennat dans nos institutions.

Sa politique était plutôt interventionniste soit mais surtout très conservatrice raison pour laquelle il avait refusé à la fois la participation que défendait le général et la nouvelle société que prônait Chaban-Delmas.

N'oublions pas également cette politique souhaitée par Pompidou de faire venir des immigrés dans le seul but de diminuer les salaires en France.

On ne parle, alors, plus de gaullisme mais de néo-gaullisme.

Mais, si le Pompidolisme peut encore être considéré en réalité comme une dérive droitière du gaullisme, les nouveaux renoncements aux valeurs gaullistes (Europe supranationale, cohabitation etc...) fait par les successeurs de Pompidou, depuis plus de 20 ans, ont achevé l'oeuvre. Aujourd'hui nous pouvons désormais parler à l'UMP d'un néo-pompidolisme plus mais certainement plus de "néo-gaullisme" qui lui reste attaché aux valeurs orthodoxes du gaullisme concernant la souveraineté de la France et les institutions de la Vème République.

par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Histoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 16 mai 2006

L'affaire Clearstream entraîne aujourd'hui une motion de censure déposée par la gauche contre le gouvernement Villepin.

Bien entendu, il est naturel de critiquer le fait que la gauche s'en serve uniquement pour des raisons personnelles et politiciennes mais pour autant cette motion est largement justifiée. En effet cette "chienlit" qui s'est installée au sein du sommet de l'état ne peut continuer longtemps ainsi.

Un gouvernement qui, après la crise du CPE et cette affaire malheureuse, ne peut plus objectivement avoir une légitimité pour conduire à bien la politique de la France, doit prendre ses responsabilités s'il a vraiment le sens de l'intérêt national.

Nous approuvons l'attitude courageuse de François Bayrou qui juge en son âme et conscience que la situation actuelle ne peut perdurer. Pure stratégie pour les prochaines présidentielles nous direz vous ? Peut être, mais comment ne pas partager simplement les propos qu'il a tenu, car être gaulliste c'est également refuser le regime des partis et ne pas hésiter à voter, quand la necessité le commande, contre un gouvernement qui agit à l'encontre des intérêts de la nation et qui abuse de ses pouvoirs.

Nous aimerions et nous encourageons les gaullistes qui siègent à l'assemblée nationale à suivre cette logique, cette vision supérieure à celle des clivages et des camps politiques.

 

Sébastien NANTZ

Debout La République

Christophe CHASTANET

Initiative Gaulliste

par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Coup de gueule, coup de coeur...
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mardi 16 mai 2006

Le gaullisme n’est pas mort, j’en veux pour preuve l’existence d’un mouvement jeune au sein de Debout la république qui ne cesse de croître. Ces jeunes gaullistes sont pleins d’idées neuves pour rénover la Vème République et renouer avec l’idéal républicain, le contrat social.

Voici quelques idées pour restaurer l’esprit de la Vème république et instaurer une vraie démocratie populaire suivies de quelques propositions politiques pour que le peuple s’élève et résiste face une mondialisation de plus en plus prenante.


Tout d’abord une justice équilibrée :

- Election des procureurs sur proposition du ministère de la justice.

- Élection des commissaires sur proposition du préfet (avec une loi précisant le niveau requis pour se présenter).

- Responsabilité des commissaires et procureur devant la cour d'appel de leur ressort.

- Conseil d'instruction pour aider et encadrer le juge d'instruction ce conseil se compose d'un jury populaire et d'élus, avocats, profs de droit.

- Fusion du conseil d'état, de la cour de cassation et du conseil constitutionnel (cour suprême nationale) ; cette cour examinerait les recours devant la CJCE et la CEDH elle jugerait de la recevabilité de ces recours.


Ensuite la constitution et les institutions politiques :

- Suppression du département "politique" et faire siéger les conseillers généraux dans les intercommunalités. Donner à ces dernières les mêmes prérogatives qu’au département. Cela renforcerait la démocratie locale et supprimerait un échelon dans la vie politique française. Mise en place de coopération entre collectivités locales et l’Etat par le biais du préfet de département. Suppression du financement des langues régionales par les régions, remplacé par des labels terroir pour la gastronomie locale et des aides aux agriculteurs.

- Constitution: davantage de démocratie directe (referendum d'initiative populaire, responsabilité du chef de l'état engagée devant le peuple s’il vote non au referendum).

- Restaurer l'esprit de la Vème république: parlement rationalisé, chef de l'état fort et au-dessus des partis, rétablir le septennat.


Enfin quelques mesures économiques et sociales :

- Hausse des salaires de la fonction publique et hausse du SMIC en contre partie suppression des avantages des fonctionnaires, baisse des charges dans les entreprises.

- Facilité l'achat de logement

- Crédit d'impôt a ceux qui hébergent étudiant, vieux a faible revenu ou gens précaire

- Garantir la formation continue quelques soit le contrat de travail

- Un contrat sécurisant sur modèle du CDI et un contrat flexible pour l'apprentissage.

- Mettre en place une vraie participation (participation aux décisions, démocratie dans l’entreprise et participation au capital financier donc protection contre les investissements étrangers et les délocalisations). Voila ce que serait un vrai patriotisme économique associé à la TVA sociale (pour compenser la baisse des charges et favoriser la consommation des produits nationaux) et au principe de préférence communautaire.

-Baisse TVA sur les produits de premières nécessités et sur produits écologiques ainsi que dans la restauration et le bâtiment.

- Commerce équitable, la France doit être pionnière dans ce domaine ainsi que dans le développement durable.

- Gestion rationnelle de l'immigration: contrôle a priori de celle ci par les ambassades qui recevraient des prérogatives qu'on les préfectures a ce niveau et assureraient le retour des clandestins en contre partie fin de toute forme de discrimination.

- Mise en place d’un centre national de caution qui se porterait garant pour les prêts étudiants, suppression des bourses non liées au mérite. Ce centre se porterait garant pour que les ménages a faible revenu accèdent à la propriété et pour que les jeunes ayants un emplois précaires puissent s’installer indépendamment de leur famille.

- Ouvrir le monde de l’enseignement supérieur sur celui de l’entreprise. Favoriser le mécénat privé pour financer la recherche (crédit d’impôt sur ISF ou sur l’impôt en société) en parallèle d’un effort national pour la recherche ? Créer un vrai statut de l’apprenti, de l’étudiant stagiaire et du chômeur en reconversion assimilé au statut d’étudiant et donnant accès aux mêmes avantages.



L’Europe attendra un peu…. Priorité à la France !!!

BARTLET Sébastien



On peut bien évidemment ne pas être d'accord avec certaines des idées de ce jeune gaulliste (un jeune gaulliste que j'apprécie beaucoup pour ma part).

Vous pouvez débattre de cela en mettant vos commentaires.

Sébastien NANTZ

par Sébastien NANTZ publié dans : La parole est à vous
ajouter un commentaire commentaires (1)