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DE GAULLE ET L'EUROPE

« Pour organiser l’ Europe, qu’on la prenne donc comme elle est, c’est à dire comme un ensemble formé de peuples très distincts dont chacun a, bien à lui, son corps, son âme, son génie et, par suite, doit avoir ses forces. Renvoyons aux géomètres les plans étranges qui prétendent mêler, à l’intérieur des mêmes unités, les contingents de pays divers pour fabriquer l’armée apatride. Où donc les soldats de cette Babel militaire iraient-ils puiser leur vertu ? Si, pour une coalition, il est nécessaire d’instituer entre Etats, par délégation de tous système unique aux échelons supérieurs du commandement, le principe qui domine tout c’est qu’une armée se bat avant tout pour son pays, sous l’autorité de son gouvernement et sous les ordres de ses chefs. Aucune, je dis aucune, de celle que doit fournir l’Europe ne saurait être ni bâtie, ni employée, autrement ».

Charles de Gaulle, discours prononcé à Nîmes, 7 janvier 1951.

 


« Y a-t-il une France, une Allemagne, une Italie, une Hollande, une Belgique, un Luxembourg, qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que cela leur serait recommandé par d’autres ? Est-ce que le peuple français, le peuple allemand, le peuple italien, le peuple hollandais, le peuple belge, le peuple luxembourgeois, songeraient à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers, dès lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ? Ce n’est pas vrai ! Il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité étrangère puisse contraindre des nations récalcitrantes. Il est vrai que, dans cette Europe «intégrée» comme on dit, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Cela simplifierait beaucoup les choses. En effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait pas de politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six états, on s’abstiendrait d’en faire… »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, le 15 mai 1962.

 


« Pas d’ union européenne, disaient-ils, sinon par une intégration à direction supranationale ! Pas d’union européenne, si l’Angleterre n’en fait pas partie ! Pas d’union européenne, sauf à incorporer dans une communauté atlantique ! » Pourtant, il est clair qu’aucun des peuples n’admettrait de confier son destin à un aréopage principalement composé d’étrangers. De toute façon, c’est vrai pour la France. Il est clair également, que l’Angleterre, grande nation et grand état, l’accepterait moins que quiconque. Il est clair enfin, que, fondre dans une politique multilatérale atlantique le position de l’Europe, ce serait en sorte qu’elle-même n’en ait aucune et, dès lors, on ne voit pas pourquoi elle en viendrait à se confédérer. »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, 31 janvier 1964.

 


« On peut faire des discours sur l’Europe supranationale. Ce n’est pas difficile: il est facile d’être un jean-foutre »

Charles de Gaulle Réception à l’Elysée, 10 juin 1965

 


« La France savait aussi bien que quiconque, en tout cas beaucoup mieux que ceux qui ne sont pas européens, qu’il ne peut y avoir d’Europe qu’en vertu des ses nations, que, de par la nature et l’histoire, notre continent est tel que la fusion n’y est que confusion, à moins qu’elle ne soit l’oppression, qu’on n’est pas un européen si l’on est un apatride, que, par exemple, Chateaubriand, Goethe, Byron, Tolstoï pour ne parler que des romantiques n’auraient rien valu du tout en volapük ou en espéranto, mais qu’ils sont toujours de grand écrivains de l’Europe parce que chacun d’eux s’inspira du génie de son pays. »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue à l’Hôtel Continental, 12 novembre 1953.

 


« Dante, Goethe, Chateaubriand, appartiennent à toute l’Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement italien, allemand et français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé, écrit en quelque « espéranto » ou « volapük » intégré… »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au Palais de l’Elysée, 15 mai 1962.

 


« Chaque peuple est différent des autres, avec sa personnalité incomparable, inaltérable, irréductible. Si vous voulez que des nations s’unissent, ne cherchez pas à les intégrer comme on intègre des marrons dans une purée de marrons. »

« C'est en vertu de cette destination de l’Europe qu’y régnèrent les empereurs romains, que Charlemagne, Charles Quint, Napoléon, tentèrent de la rassembler, qu’Hitler prétendit lui imposer son écrasante domination. Comment, pourtant, ne pas observer qu’aucun de ces fédérateurs n’obtient des pays soumis qu’ils renoncent à être eux-mêmes ? Au contraire, l’arbitraire centralisation provoquera toujours, par chocs en retour, la virulence des nationalités. Je crois donc qu’à présent, non plus qu’à d’autres époques, l’union de l’Europe ne saurait être la fusion des peuples, mais qu’elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement. »

Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 181

 


« Pour pouvoir aboutir à des solutions valables, il faut tenir compte de la réalité. La politique n’est rien d’autre que l’art des réalités. Or, la réalité, c’est qu’actuellement, l’Europe se compose de nations. C’est à partir de ces nations qu’il faut organiser l’Europe et, s’il y a lieu, de la défendre. Au lieu d’une fusion intolérable et impraticable, pratiquons l’association. En poursuivant des chimères, on a déjà perdu des années. »

Charles de Gaulle, conférences de presse tenue à l’Hôtel Continental, 25 février 1953.

 


« Alors, il faut prendre les choses comme elles sont, car on ne fait pas de politique autrement que sur les réalités. Bien entendu on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « l’Europe ! », « l’Europe ! », « l’Europe ! » mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. Je répète: il faut prendre les choses comme elles sont. (…)
Alors vous en avez qui crient: « Mais l’Europe, l’Europe supranationale ! Il n’y a qu’à mettre tout cela ensemble, il n’y a qu’à fondre tout cela ensemble, les français avec les allemands, les italiens avec les anglais, etc. » Oui, vous savez, c’est commode et quelques fois c’est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes mais ce ne sont que des chimères et des mythes; Mais il y a les réalités, et les réalités ne se traitent pas comme cela. Les réalités se traitent à partir d’elles-mêmes. »

Charles de Gaulle, deuxième entretien radiodiffusé et télévisé avec Michel Droit, 14 décembre 1965.

 


(…) Or on sait, Dieu sait si on le sait ! Qu’il y a une conception différente au sujet d’une fédération européenne dans laquelle, suivant les rêves de ceux qui l’ont conçue, les pays perdrait leur personnalité nationale, et où, faute d’un fédérateur, tel qu’à l’Ouest tentèrent de l’être - chacun d’ailleurs à sa façon - César et ses successeurs, Charlemagne, Othon, Charles Quint, Napoléon, Hitler, et tel qu’à l’Est s’y essaya Staline, ils seraient régis par quelque aréopage technocratique, apatride et irresponsable. On sait aussi que la France oppose à ce projet contraire à toute réalité le plan d’une coopération organisée des états évoluant, sans doute, vers une confédération. Seul, il pourrait permettre un jour l’adhésion de pays tels que l’Angleterre ou l’Espagne qui, comme le nôtre, ne saurait accepter de perdre leur souveraineté. Seul, il rendrait concevable dans l’avenir l’entente de l’Europe tout entière. »

Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au Palais de l’Elysée, 9 septembre 1965.

 


« Eh quoi ? Ces deux peuples se battent depuis plus de vingt siècles; l’Allemagne est sans relâche en proie à l’instinct de domination, hier encore il s’en est fallu de bien peu pour qu’elle ne tuât la France ! Rien n’est plus simple que d’arranger cela. Mélangeons cette France et cette Allemagne ! En particulier puisque la France victorieuse a une armée et que l’Allemagne vaincue n’en a pas, supprimons l’armée française ! Créons ensuite une armée apatride faite de français et d’allemands…

Charles de Gaulle, conférence de presse, novembre 1953.

 


« L’essentiel pour jouer un rôle international c’est d’exister par soi même, en soi même chez soi ».

Charles de Gaulle, 1959.

 


« Tout système qui consisterait à transmettre notre souveraineté à des aréopages internationaux serait incompatible avec les droits et les devoirs de la république. »

Charles de Gaulle, 1963.

 

Après tant de leçons, on pourrait penser que, la guerre finie, les milieux qui prétendent conduire l’opinion se montreraient moins disposés à la subordination. Il n’en n’est rien. Au contraire! Pour l’école dirigeante de chaque parti politique, l’effacement de notre pays est devenu une doctrine établie et affichée. Tandis que du côté communiste, il est de règle que Moscou a toujours raison, toutes les anciennes formations professent le « supranational », autrement dit la soumission de la France à une loi qui ne serait pas la sienne. De là, l’adhésion à « l’Europe » vue comme une construction dans laquelle des technocrates formant un « exécutif » et des parlementaires s’investissant du législatif -la grande majorité des uns et des autres étant formée d’étrangers - auraient qualité pour régler le sort du peuple français. De là, aussi, la passion pour l'organisation atlantique qui mettrait la sécurité, par conséquent la politique, de notre pays à la discrétion d'un autre. De là, encore, l'empressement à subordonner les actes de nos pouvoirs publics à l'agrément d'institutions internationales où, sous les apparences de délibérations collectives, s'exerce en toutes matières, politiques, militaires, économiques, techniques, monétaires, l'autorité suprême du protecteur et où nos représentants, sans jamais dire: "nous voulons", ne feraient que "plaider le dossier de la France". De là, enfin, l’incessante irritation provoquée dans le gent partisane par l’action que je vais mener au nom d’une nation indépendante.

Mais, en revenche, les soutiens ne me manqueront pas. Sentimentalement, j'aurai celui de notre peuple qui, sans être aucunement porté à l'outrecuidance, tient à garder sa personnalité, d'autant plus qu'il a failli la perdre et qu'il constate que, partout, les autres affirment ardemment la leur, qu'il s'agisse de souveraineté, de langue, de culture, de production, voir de sport.

Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 179 - 180.



Walter Hallstein est le président de la commission. Il épouse ardemment la thèse du super-état et emploie toute son habile activité à obtenir que la communauté en prenne le caractère et la figure. De Bruxelles, où il réside, il a fait comme sa capitale. Il est revêtu des aspects de la souveraineté, dirigeant ses collègues entre lesquels il répartit les attributions, disposant de plusieurs milliers de fonctionnaires qui sont nommés, affectés, promus, rétribués, en vertu de ses décisions, recevant les lettres de créance d'ambassadeurs étrangers, prétendant aux grands honneurs lors de ses visites officielles, soucieux, d'ailleurs, de faire progresser l'assemblage des six dont il croit que la force des choses fera ce qu'il imagine.

Cette divergence capitale entre la façon dont la commission de Bruxelles conçoit son rôle et le fait que mon gouvernement, tout en attendant d'elle des études et des avis, subordonne les mesures importantes à la décision des Etats, entretient un désaccord latent. Mais comme le traité spécifie qu'au cours du démarrage rien ne vaut sans l'unanimité, il suffit de tenir la main à ce qu'il soit appliqué pour qu'on ne puisse passer outre la souveraineté française. J'y veille avec soin.

La bataille est longue et dure. Nos partenaires, qui voudraient beaucoup que nous n'ayons pas changé de République, comptent en effet que, cette fois encore, nous nous laisserons aller à sacrifier notre cause à l"intégration européenne", comme cela avait eu lieu successivement pour la C.E.CA. où tous les avantages étaient, à nos frais, attribués à d'autres...


Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 195 - 197


De toute façon et comme c'était à prévoir, on vérifie que, pour aller à l'union de l'Europe, les états sont les seules éléments valables, que si l'intérêt national est en cause rien ni personne ne doit pouvoir leur forcer la main et qu'aucune voie ne mène nulle part sinon celle de leur coopération.

Ce qui à cet égard, est vrai dans l'ordre économique est évident dans la politique. Il n'y a là, d'ailleurs, rien qui ne soit naturel. A quelle profondeur d'illusion ou de parti pris faudrait-il plonger, en effet, pour croire que des nations européennes, forgées au long des siècles par des efforts et des douleurs sans nombre, ayant chacune sa géographie, son histoire, sa langue, ses traditions, ses institutions, pourraient cesser d'être elles-mêmes et n'en plus former qu'une seule ? A quelles vues sommaires répond la comparaison, souvent brandie par des naïfs, entre ce que l'Europe devrait faire et ce qu'ont fait les Etats-Unis, alors que ceux-ci furent créés, eux, à partir de rien, sur une terre toute nouvelle, par des flots successifs de colons déracinés ? Pour les six, en particulier, comment imaginer que leurs buts extérieurs leur deviennent soudain communs, alors que leur origine, leur situation, leur ambition sont très différentes ?



Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir, pages 200-201


« Du moment...que Vichy...acceptait d'asservir l'Etat à un Etat ennemi, il perdait toute qualité pour représenter et diriger la France, car, pour une grande nation, il n'y a pas de légitimité en dehors de l'indépendance. »

Charles de Gaulle, discours prononcé à Bordeaux le 15 mai 1947, in Discours et Messages, t. 2, p.76.

 


"La dégradation de l'Etat entraîne infailliblement l'éloignement des peuples associés, le trouble de l'armée au combat, la dislocation nationale, la perte de l'indépendance..."

Charles de Gaulle, déclaration du 15 mai 1958, in Discours et Messages, t. 3, p.3.

 


"On a préféré un truc, un organisme bizarre, l'intégration, plutôt qu'une entente entre les nations. Depuis, le Marché commun est entre le zist et le zest."

Charles de Gaulle, Palais de l'Elysée, le 30 décembre 1961.

Vendredi 20 avril 2007

L'Académie du Gaullisme présidée par Jacques Dauer, ami personnel du général de Gaulle, dénonce l'usurpation de Nicolas Sarkozy qui tente de se faire passer pour gaulliste.

Communiqué de L'ACADÉMIE DU GAULLISME

Paris, le 18 avril 2007



L’Académie du Gaullisme, réunie en Assemblée Générale le 17 avril 2007 a voté à la majorité le communiqué suivant :

L’Académie du Gaullisme déplore l’absence de tout candidat gaulliste et dénonce la prétention du président de l’UMP à se réclamer de cette appartenance.


Le Président,
Jacques Dauer

par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Elections 2007
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Dimanche 15 avril 2007
Cher Monsieur Druon,

C'est avec consternation qu'on vous a vu dernièrement vouloir décerner un brevet de gaullisme à Nicolas Sarkozy.

Vous semblez donc considérer comme des notres une personne qui veut nier le choix que le peuple français a fait le 29 mai 2005. Une personne qui compte en effet faire voter par le parlement un traité européen qui ferait de la France une simple région de l'Europe soumise aux décisions d'étrangers qui régleraient alors le sort de notre pays et de son peuple.

Vous croyez gaulliste une personne qui veut transformer la Vème république en prenant pour modèle les institutions américaines qui verraient donc le président de la République responsable devant le parlement, mais surtout plus maître des domaines réservés comme la diplomatie et la défense ?

Pour vous un gaulliste voudrait t-il voir l'OTAN renforcé, la loi sur la laîcité modifiée, la discrimination positive instaurée afin de renforcer le communautarisme ? Un gaulliste pourrait-il faire allégeance devant le président des Etats-Unis et critiquer le choix d'indépendance envers les USA fait par son pays ?

Soit, vous avez été un grand résistant et un admirateur de de Gaulle mais, avez vous été proche collaborateur ou ministre du président de Gaulle pour vous permettre de donner un morceau de la sainte croix ?
Non, vous avez bien été ministre mais de Monsieur Pompidou un pur produit de la droite conservatrice, comme vous d'ailleurs, ce qui est bien différent de de Gaulle, ce grand catholique social.

Monsieur Druon, vous avez toujours défendu ce bipartisme qui rétablit le régime des partis que le général combattait.
Et au vu de vos propos tenus lors de la réunion à Bordeaux de Nicolas Sarkozy, vous exécrez les pauvres.

Vous vous trompez Monsieur Druon, le gaullisme n'a jamais été contre les pauvres et la classe ouvrière, bien au contraire !
N'est ce pas de Gaulle qui a créé la sécurité sociale ? Instauré les allocations familiales ? Les comités d'entreprises ? Et surtout fondé les allocations chômages que touchent ces personnes que vous avez osé qualifier de "Parasites" ? Le général lui les appelait "les braves gens" voila toute la différence !

Non Monsieur Druon nous n'avons décidemment pas la même vision du gaullisme, la votre est beaucoup plus tournée vers ce qu'on avait baptisé "le néo-gaullisme" cette vulgaire dérive droitière du gaullisme, qui au final et à l'image de votre champion pour la présidentielle n'a même plus rien de gaulliste du tout !

Monsieur Druon, au vu de tout cela nous ne pouvons que constater que vous n'êtes vraiment pas en phase avec la société d'aujourd'hui.
Si à votre époque une personne sans travail l'était par volonté, il n'en est plus rien de nos jours. Que feriez vous à la place de ces personnes de 50 ans qui se voient au chomage suite à la délocalisation de leur entreprise et qui voient les portes se fermer sur eux du à leur âge considéré comme un handicap ? Que feriez vous à la place de ces jeunes qui, à peine sortis de leurs études, ne trouvent pas d'emploi car sans expérience aux yeux des employeurs ? La France serait donc composée de plus de 5 millions de "parasites" à vos yeux ?

Non Monsieur Druon avant de vouloir donner des leçons mettez vous vraiment en phase avec la société d'aujourd'hui et avant de vouloir distribuer des diplômes de gaullisme, vous devriez faire l'inventaire de la base d'action politique et sociale du général qui est en totale opposition avec la vision politique défendue par Nicolas Sarkozy !
par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Elections 2007
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Lundi 2 avril 2007

Découvrez le livre-révélation

de l’élection présidentielle

 

 

 

 

 

 

 

 

Á lire de toute urgence pour ceux qui aiment la France !

 

 

Quatrième de couverture

  

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Raphaël Dargent 5, rue de Gunsbach 67400 illkirch-graffenstaden

 

 

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par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Conseil de lecture
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Samedi 24 mars 2007
Le 21 février 2007, Nicolas Sarkozy était en meeting à Strasbourg pour expliquer sa vision de l'Europe et comment il comptait la faire.

Sarkozy : "la France ne peut rien sans l'Europe"

En meeting à Strasbourg mercredi soir, il a plaidé pour une Europe qui "ne doit pas être le cheval de Troie de la mondialisation".
Selon lui, la crise que traverse l'UE n'est "pas institutionnelle", mais "politique, morale, culturelle". Il veut soumettre "dès l'été 2007" pour ratification au Parlement un "traité simplifié de nature institutionnelle".


Plus un soir sans meeting. Après Ségolène Royal mardi soir à Rennes, Nicolas Sarkozy était mercredi soir à Strasbourg, pour parler d'Europe. Prenant pour référence les actions pour l'Europe Jean Monnet -dont il se "sent l'héritier", - du général De Gaulle -qui "a accompli la vraie réconciliation avec l'Allemagne"- ou encore de Maurice Schumann*, le candidat de l'UMP a dit vouloir relancer l'Europe "contre la mondialisation".
Selon lui, "la crise de l'Europe n'est pas Néerlandaise, pas Française, elle est Européenne. La crise n'est pas institutionnelle, elle est politique, elle est morale, elle est culturelle. C'est une crise de la civilisation européenne", qui est "responsable du rejet de la Constitution". "L'Europe est un idéal" auquel il n'a "pas l'intention de renoncer au prétexte qu'il y a une incompréhension entre l'Europe et tant de nos compatriotes", a-t-il expliqué devant quelque 7.000 personnes qui scandaient "Sarko président", se disant "Européen de coeur, de raison, de convictions".

"Les Etats-Unis savent protéger et promouvoir leurs intérêts"

C'est pourquoi, cette crise "grave" doit "être résolue sans attendre", sinon "l'Europe risque de mourir". Or "la France ne peut rien sans l'Europe". Mais "si l'Europe ne change pas, il n'y aura plus d'Europe". Pour "débloquer l'Europe institutionnellement", il a redit qu'il voulait soumettre pour ratification au Parlement un "traité simplifié de nature institutionnelle", ceci "dès l'été 2007".

Redisant son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'UE, Nicolas Sarkozy a ensuite affirmé : "Si je suis élu, je défendrai une Europe politique, donc une Europe qui a des frontières", mais aussi une "Europe économique". "Les Etats-Unis savent protéger et promouvoir leurs intérêts (...) Ce que les Etats-Unis font, pourquoi l'Europe ne le ferait-il pas ?", s'est-il interrogé, mettant en garde "tous les candidats" contre toute "démagogie" sur la question européenne.

http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/0,,3397194,00-sarkozy-france-peut-rien-sans-europe-.html

* L'auteur de cet article voulait parler de Robert Schuman et non de Maurice Schumann.



Nous constatons donc que le programme européen de Nicolas Sarkozy, l'héritier de Jean Monnet (comme il s'affirme), n'a rien à envier aux plus fédéralistes des européens, bien au contraire la où d'autres veulent consulter les français sur la question européenne, Monsieur Sarkozy compte faire passer sa vision des "états-unis d'Europe" par la force.

Eurofédéraliste et atlantiste, Nicolas Sarkozy est bel et bien l'héritier de Jean Monnet. Heureux de voir qu'il le reconnait enfin !


"Les Etats-Unis savent protéger et promouvoir leurs intérêts (...) Ce que les Etats-Unis font, pourquoi l'Europe ne le ferait-il pas ?"

A la différence Monsieur Sarkozy que les Etats-Unis forment une nation contrairement à l'Europe. Mais on voit par votre plaidoyé à Strasbourg que vous comptez remédier à cela.

L'un des héritiers du général, que je suis, répondra donc à l'héritier de Jean Monnet, que vous êtes, par ce passage d'un livre assez connu.

A quelle profondeur d'illusion ou de parti pris faudrait-il plonger, en effet, pour croire que des nations européennes, forgées au long des siècles par des efforts et des douleurs sans nombre, ayant chacune sa géographie, son histoire, sa langue, ses traditions, ses institutions, pourraient cesser d'être elles-mêmes et n'en plus former qu'une seule ? A quelles vues sommaires répond la comparaison, souvent brandie par des naïfs, entre ce que l'Europe devrait faire et ce qu'ont fait les Etats-Unis, alors que ceux-ci furent créés, eux, à partir de rien, sur une terre toute nouvelle, par des flots successifs de colons déracinés ? Pour les six, en particulier, comment imaginer que leurs buts extérieurs leur deviennent soudain communs, alors que leur origine, leur situation, leur ambition sont très différentes ?

Charles de Gaulle, Mémoires d'Espoir

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Pour information voici une petite biographie de celui qui est la référence en construction européenne de Nicolas Sarkozy:

En 1950, devant la montée des tensions internationales, Jean Monnet estime le moment venu de tenter un pas irréversible vers l'union des pays européens. Dans sa Maison des Yvelines, il conçoit, avec son équipe, l'idée de la Communauté européenne. Le 9 mai 1950, avec l'accord du Chancelier Adenauer, Robert Schuman, Ministre des Affaires étrangères, fait au nom du gouvernement français une déclaration, préparée par Jean Monnet, proposant de placer l'ensemble de la production franco-allemande de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune ouverte aux autres pays d’Europe. "Par la mise en commun des productions de base et l'institution d’une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l’Allemagne et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalisera les premières assises concrètes d'une fédération européenne indispensable à la préservation de la paix" déclare Robert Schuman. Aussitôt la RFA, I'ltalie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas répondent favorablement. Ainsi naît la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), jetant les bases de la Communauté européenne.

En 1952, Jean Monnet est le premier président de la Haute Autorité de la Communauté Européenne du Charbon et l’Acier (la CECA).

En 1955, pour relancer la construction européenne après l'échec de la Communauté européenne de défense (CED), il fonde le "Comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe" Afin de poursuivre son activité en faveur de l’unité européenne à travers lui. Ce comité regroupe les forces syndicales et politiques des six pays et représente plus de dix millions de personnes. Il prône une fédération européenne et propose de placer le siège des institutions communautaires dans un « district fédéral » échappant aux souverainetés nationales. Jean Monnet l’anime jusqu'en 1975, et travaille sur les projets de traité pour le Marché Commun et d’Euratom, qui aboutissent au traité de Rome, le 25 mars 1957, et sur le projet d’élargissement de la Communauté au Royaume-Uni.

Sous son infatigable impulsion, ce comité devient un remarquable instrument d’entraînement de toutes les initiatives en faveur de l’union de l'Europe : création du Marché commun, du Système Monétaire Européen et du Conseil européen, adhésion britannique à la Communauté, élection du Parlement européen au suffrage universel.

par Sébastien NANTZ publié dans : Elections 2007
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Mercredi 7 février 2007
Qu'il est surprenant de voir où les convictions et le patriotisme commencent et se terminent.
En effet, n'est pas Jean Moulin ou de Gaulle qui veut. Rien de tel que les périodes électorales pour s'en rendre compte.

Il est par nature que pour certains la gloire, les honneurs et les postes sont une priorité absolue. Pour ceux-ci, le désir de reconnaissance personnelle passe avant tout autre chose, avant même l'avenir de la France.

Il est étonnant de voir le nombre de personnes qui hier combattaient le traité sur la constitution européenne et qui demain défendront (en se présentant pour certains d'entre eux aux législatives) un parti et un programme qui prévoit de faire voter par le parlement ce que le peuple français, lui même, avait refusé. Un programme qui prévoit également le renforcement du rôle de l'Europe dans l'OTAN et donc la soumission de celle-ci aux USA.

Non, nous ne parlons pas de ceux qui entre la République et la gauche ont finalement choisi cette dernière, nous nous sommes déjà exprimés sur le sujet, mais de ceux qui entre la France et la droite ont, sans la moindre hésitation, préféré la droite.
Pourtant une solution se dessinait pour eux, certes exigeante mais ô combien noble : elle était celle du refus des clivages politiques et du nécessaire rassemblement des français autour de la France par delà la droite et la gauche.
Bien entendu, cette solution a un risque. Lequel ? Celui de perdre sa vie ?
Evidemment non, nous ne sommes plus en période de guerre, le seul risque est celui de ne plus voir son nom figurer parmi les élites de la nation ; celui de ne plus bénéficier des avantages et des privilèges.

Nous pouvons facilement rapprocher cette situation de celle qu'avait connu, à l'époque du RPF, le général de Gaulle, celle qui, en effet, avait vu bon nombre de députés dits "gaullistes" se rallier au gouvernement de droite d'Antoine Pinay. Tous ceux qui connaissent cette page d'histoire se rappelleront la position tenue alors par le général.

Chers messieurs ou mesdames, il va donc de soit que par votre attitude vous n'oserez plus vous réclamer de cet homme. Il est également évident de même que vous n'oserez plus à l'avenir nous parler de la France et de ses intérêts puisque vous faites serment devant les électeurs de défendre un programme qui va à l'encontre de l'intérêt supérieur de notre pays.

Certains d'entre vous n'ont pas de mandat mais nous parlent de faire de l'entrisme afin de faire passer quelques idées aux candidats présumés "importants" allant même jusqu'à souhaiter, dans cette optique, que le seul candidat gaulliste et républicain n'obtienne pas les 500 signatures nécessaires pour entrer dans le débat présidentiel.

Que les choses soient claires : pour notre part, nous ne serons pas des vôtres car nous avons choisi de défendre un idéal et nous resterons fidèles à celui-ci.

"Utopistes, doux rêveurs" répondrez-vous ?
Assurément, si être utopiste c'est croire en ce que l'on défend et défendre ce en quoi l'on croit, sans le moindre écart.
Nous défendons la France et ses valeurs républicaines ; nous refusons cette lutte intestine des partis que notre pays subit depuis plus de 30 ans car "ce n'est pas la gauche la France, ce n'est pas la droite la France"...

Nous ne renoncerons pas à ces idéaux, tout le reste est secondaire.

En tant que gaullistes, nous défendons notre pays, cette liberté pour la France d'être elle même, aussi nous n'accepterons jamais ce que le parti de la majorité propose, ni les positions et propos tenus par son candidat qui est allé jusqu'à critiquer les choix politiques de son propre pays en territoire étranger.
Il aura beau s'entourer de ceux qui hier étaient à nos côtés, cela ne le changera pas car on ne change jamais la véritable nature des gens. D'ailleurs nous pouvons le constater puisque celui-ci s'est déclaré favorable à une proposition de loi qui vise à laisser la liberté aux régions françaises de s'adresser à Bruxelles sans passer par le filtre de la nation.

En tant que républicains, nous refusons également toute forme de discrimination même si on la qualifie de positive et nous refusons que la loi sur la Laïcité soit réformée donc nous ne pourrons nous résoudre à défendre un candidat qui va à l'encontre de ces valeurs républicaines.

Espérons pour vous, que vous n'aurez pas misé sur le mauvais cheval, certains l'ont fait en 1995 et l'ont très vite regretté.

Sébastien NANTZ

Christophe CHASTANET

par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Elections 2007
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Mardi 30 janvier 2007

Intervention du 28 janvier 2007
Banquet républicain pour la campagne de NDA
(Gymnase Japy – Paris 11ème)


Mes amis,

Je voudrais avec vous dénoncer une imposture. J’entends, dans cette campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy citer de Gaulle. Et je vois certains autour de lui, les uns ambitieux, les autres amnésiques ou aveugles, croire à cette imposture. Qu’on m’explique comment, celui-là même qui fustige l’arrogance française en politique étrangère, celui-là même qui approuva avec enthousiasme la Constitution européenne et souhaite son retour, celui-là même qui défend la privatisation d’EDF-GDF, qui nous promet la discrimination positive et la modification de la loi de 1905, peut aujourd’hui sans scrupule convoquer les mannes du Général et se revendiquer de son héritage? Les discours, aussi lyriques et bien intentionnés qu’ils soient, n’engagent que ceux qui les croient ! Les mots sont une chose, et ce n’est pas la première fois qu’on les trahirait, mais les actes en sont une autre. Oui, il y a des vrais, et il y a des faux gaullistes !

Le gaullisme, ce n’est pas le libéralisme ! Le gaullisme, ce n’est pas le communautarisme ! Le gaullisme, ce n’est pas l’européisme ! Le gaullisme, ce n’est pas l’atlantisme ! A lire Edouard Balladur et d’autres, le gaullisme pourrait se réduire à un simple pragmatisme ! Allons, qui peut croire cette blague ? De Gaulle était certes pragmatique mais il était surtout patriote, il était surtout républicain ! Le gaullisme, c’est une philosophie de l’action au service de grands principes : la souveraineté nationale, l’autorité de l’Etat, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le gaullisme, c’est encore le souci de l’Homme et de la justice sociale. Bref, le gaullisme, c’est la grande synthèse nationale, c’est tenir ensemble les deux fondements de la politique française : l’indépendance nationale et la justice sociale ! Ainsi le gaullisme n’est-il ni conservateur ni progressiste, il est les deux à la fois ! Fidèle à la tradition et soucieux de modernité, attaché à l’ordre mais ouvert au mouvement !
Nicolas Dupont-Aignan est aujourd’hui le véritable candidat gaulliste ; il n’y en a pas d’autres. Faut-il être peu conséquent ou bassement intéressé, faut-il avoir si peu de scrupules pour renier ses convictions et soutenir aujourd’hui Nicolas Sarkozy et non pas Nicolas Dupont-Aignan !

En rompant avec l’UMP, Nicolas Dupont-Aignan a fait la démonstration de son courage et de sa cohérence politiques. Là est la véritable rupture ! Certes, la bataille électorale sera rude, mais on gagne toujours à rester fidèle à ses convictions profondes. C’est là la leçon du général de Gaulle. « Se hisser sur les sommets, écrivait-il, et ne plus jamais les quitter. » Oui, cher Nicolas, tu as le courage de marcher sur cette ligne de crête. Pour cela, les Français te reconnaîtront et là-haut nous marcherons avec toi.

Elire un président de la République, ce n’est pas investir un Chef de parti ! C’est reconnaître l’Homme de la Nation, celui qui, au-delà des querelles partisanes, bousculant le clivage gauche-droite, voit l’essentiel et rassemble les Français sur la France ! Il n’y pas un peuple de gauche, il n’y a pas un peuple de droite : il y a un peuple français qui veut aller de l’avant et continuer à espérer en l’avenir, pour son pays et pour ses enfants ! Nicolas Dupont-Aignan peut aujourd’hui construire ce rassemblement !

Enfin, si élire un Président de la République, ce n’est pas élire une simple icône, maîtresse en gaffes, bévues et boulettes, ce n’est pas non plus élire un Super-premier Ministre, fût-il hyperactif ! La fonction présidentielle, telle que l’a voulue le Général, est celle d’un arbitre national, « monarque républicain » diront certains, qui fixe le cap et ouvre des perspectives, en s’appuyant toujours sur le peuple, et ne craint pas, le cas échéant, de tirer les conséquences politiques d’un désaveu populaire, car la légitimité et l’autorité ne vont jamais longtemps sans la responsabilité. C’est cette place et ce rôle de Chef de l’Etat que Nicolas Dupont-Aignan peut incarner face aux autres candidats, en tête desquels Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qui veulent affaiblir la fonction présidentielle et préparent déjà le retour aux errements d’un parlementarisme effréné.

C’est donc fort simple, mes amis. Ces raisons sont suffisantes. Je soutiens Nicolas Dupont-Aignan, le Cercle Jeune France que je préside et la revue Libres que je dirige, soutiennent Nicolas Dupont-Aignan, mes amis de L’Union Gaulliste que je salue ici, soutiennent Nicolas Dupont-Aignan !

J’appelle toutes les associations et mouvements que je côtoie depuis plusieurs années, qu’il se définissent comme gaullistes, comme républicains, ou autrement, et qui sont tous patriotes, de droite comme de gauche, à faire de même. Pour quel motif, au nom de quel faux prétexte, pourrait-on aujourd’hui hésiter ? Ce serait faire preuve d’une grande inconséquence politique et d’un grave manquement à la France. Aidons Nicolas Dupont-Aignan à être candidat, aidons-le à obtenir les parrainages nécessaires, tractons, affichons, portons sa voix dans cette campagne, et au-delà des présidentielles, aidons-le à construire enfin ce vaste rassemblement des patriotes et des républicains. Mes amis, le combat, c’est maintenant !

 

Raphael DARGENT

Président du Cercle Jeune France

Directeur et rédacteur de la revue "Libres"

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Mercredi 24 janvier 2007

En se déclarant favorable à la souveraineté du Québec, Ségolène
Royal vient de repousser encore les bornes de la tartufferie et de la
manipulation politique. Faut-il rappeler que la candidate provisoire
(1) du Parti socialiste n'avait, au printemps 2005, pas de mots assez
durs pour flétrir les militants du Non au projet de constitution
européenne, c'est à dire les défenseurs de la République et donc de la
souveraineté française, populaire et nationale. ? Elle les accusait de
collusion avec l'extrême droite et annonçait la "décadence" de la France
en cas de victoire du Non. Un Non qu'elle combat encore et sur lequel
elle veut revenir en proposant un nouveau référendum !

Apôtre invariable et méprisant de la supranationalité, de l'Europe
fédérale des länder, la voici donc tout à coup, en apparence convertie à
l'indépendance des cousins de la Belle Province, tout en restant opposée
à celle de la France. Quel conseiller lui a-t-il suggéré ce soudain
sursaut de "patriotisme allogène" ? Et dans quel but ? Exister sur la
scène internationale ou tenter, ridiculement, de séduire quelques
nostalgiques du général ? Charles de Gaulle, pouvait se permettre de
lancer un "Vive le Québec libre !" qui se voulait avant tout un pied de
nez narquois aux anglo-saxons. Ses états de service l'y autorisaient et
il était sinçère. En sa qualité de néo-munichoise, européiste et
atlantiste, Mme Royal n'a aucune légitimité ni qualification pour le
faire. Plagier de Gaulle dans son cas, relève de la mystification. Cela
démontre une fois encore, après la démagogie de Nicolas Sarkozy
invoquant à Versailles, Guy Moquet, Jaurès ou Jean Moulin, que le couple
des candidats choisis par les milieux atlantistes du totalitarisme
européen fédéraliste, utilise méthodiquement le mensonge et la
falsification, comme arme politique afin de duper le peuple.



*(1) Les bourdes et incartades de l'investie social démocrate,
l'inconsistance de son discours, ses intolérances et sa psycho-rigidité,
navrent de si nombreux militants socialistes que certains souhaitent
aujourd'hui ouvertement qu'elle cède la place...

 

Claude BEAULIEU
Comité Valmy

par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : La parole est à vous
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Samedi 13 janvier 2007

Enfin, Nicolas Dupont-Aignan a annoncé aujourd'hui au journal de 13 heures de TF1 qu'il quittait l'UMP.

Nous pouvons laisser librement exprimer notre joie.

Il est vrai que cela faisait plusieurs années que nous nous battions pour que NDA clarifie la situation qui a été la sienne durant cette dernière législature et qu'un grand parti gaulliste, républicain, libre des clivages politiques, puisse enfin se reconstruire.

Souhaitons que le départ de NDA de l'UMP soit le début de cette grande entreprise à laquelle chaque gaulliste sincère et fidèle à ses convictions se doit de participer.

C'est pourquoi, à titre personnel, nous apportons notre soutien inconditionnel à NDA pour que nos idées triomphent lors de ces elections presidentielles mais également pour que renaisse ce mouvement gaulliste et republicain tant attendu !


Sébastien NANTZ

Christophe CHASTANET

par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Elections 2007
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Dimanche 10 décembre 2006

Il prétendait vouloir défendre la République. En 2002, pour nous séduire, il nous racontait que celle-ci n'était ni de droite, ni de gauche pour, par la suite, rebrousser chemin en voulant seulement reconstruire la gauche républicaine.

Il prétendait lors d'une émission de Franz-Olivier Giesbert sur France 5 que quand on se déclarait candidat c'était pour aller au bout et qu'il irait donc au bout. Nous voyons aujourd'hui qu'il n'en est rien.

Monsieur Chevènement a donc annoncé qu'il se retire de la course à la présidentielle dans le but de soutenir Madame Royal, une femme qui, au vu du discours et des idées, est pourtant très loin de l'esprit républicain que Jean-Pierre Chevènement prétendait incarner.

Ce dernier ne revient pas dans ce qui fut "la gauche plurielle" sans rien obtenant 10 candidats en position éligible pour son mouvement le MRC et bien évidemment, il sera l'un d'eux. Il aura donc fallu très peu pour convaincre Monsieur Chevènement de rentrer dans le rang. Le Parti Radical de Gauche ayant lui réussi à obtenir 35 circonscriptions.

Comme quelques souverainistes de l'UMP -qui ont d'or et déjà annoncé qu'ils soutiendraient le candidat investi par l'UMP, par souci de conserver leur place de député- Chevènement a donc, également accepté d'aller à la soupe.

Et pourtant souvenez vous du terme qu'il employait en 2002 pour qualifier le duo Chirac-Jospin "Janus bifrons libéral-social et social-libéral". Monsieur Chevènement semble donc ne pas être gêné, aujourd'hui, par le fait que Madame Royal soit économiquement et sociétalement à la droite de Jospin.

Entre la République et la gauche, il fallait choisir, chose qu'il a fait ce sera donc la gauche.

Nous qui avons voté et fait campagne pour défendre sa candidature en 2002, en tirons donc les conséquences.

Aujourd'hui le seul candidat capable d'incarner cet esprit républicain, cette volonté d'unir le peuple français au delà des clivages politiques est donc Nicolas Dupont-Aignan.

Tous les républicains et tous les gaullistes pour qui les convictions et idéaux passent au dessus de tout se doivent de le soutenir.

par Sébastien NANTZ publié dans : Elections 2007
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Jeudi 9 novembre 2006

9 novembre, comme chaque année à cette même date, le nom de de Gaulle est dans la bouche de tous le monde, certainement encore plus en période d'élection présidentielle.

C'est ainsi que comme à son habitude, Monsieur Chirac et ses amis revêtent leur costume de gaulliste d'apparat. Monsieur Chirac a fait un beau discourt, très beau mais qu'il ne respecte pas lui même. En effet celui ci nous affirme maintenant que sa politique est dans la continuation de celle du général.

Monsieur Chirac comment osez vous ?


Comment osez vous vous prétendre comme le garant des institutions de la Vème République ?
-Vous qui avez accepté la cohabitation !
-Vous qui avez fait rajouter directement dans nos institutions un article se référant au Traité de Constitution Européenne avant même l'approbation du peuple français, approbation qu'il ne vous a d'ailleurs pas accordé !
-Vous qui vous êtes engagé pour défendre le OUI au référendum portant sur le TCE et qui n'a pas tenu compte de cet échec, ce qu'aurait fait le général !
-Vous qui vous placez comme le chef d'un camp politique dans l'héritage non pas du général mais de Georges Pompidou le créateur de ce fameux terme de "majorité présidentielle" ! Pensez vous que le général se considérait comme le chef d'une majorité ?

Comment osez vous prétendre continuer l'action sociale du général ?
-Vous qui démentellez la sécurité sociale que le général avait fondé !
-Vous qui n'avez jamais accepté, hormis quelques mesurettes récentes, de mettre en place l'association capital-travail en entreprise, grande oeuvre que voulait le général !

Comment osez vous prétendre continuer l'action économique du général ?
-Vous qui privatisez les entreprises publiques !
-Vous qui défendez le capitalisme et qui ne dénoncez pas la mondialisation alors que lui voulait instaurer une 3ème voie entre le collectivisme et le capitalisme !

Comment osez vous prétendre continuer la politique étrangère du général ?
-Vous qui avez sans cesse participé au démentellement de la souveraineté nationale de la France !
-Vous qui vous soumettez aux directives de Bruxelles vous obligeant à renoncer à certaines de vos promesses faîtes à un peuple qui vous a élu !

Comment osez vous vous dire gaulliste ?
-Vous qui avez fait passer votre carrière avant les intérêts de la France !
-Vous qui avez trahi Chaban et les gaullistes en 1974 !
-Vous qui avez fait du parti gaulliste un tremplin pour votre accession au pouvoir !
-Vous qui avez fait virer à droite un parti qui était sencé rassembler au delà des clivages !
-Vous qui après avoir trahi le gaullisme avez mis fin au gaullisme de parti !

Soit vous nous avez montré que vous restez indépendant des autres nations non européennes mais cela ne fait pas de vous un gaulliste pour autant !


Comme toujours nous dénoncerons les mensonges et les manipulations faîtes avec l'aide de certains médias pour laver le cerveau des français.

par Sébastien NANTZ et Christophe CHASTANET publié dans : Coup de gueule, coup de coeur...
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